interview

"Notre volonté n'est nullement d'établir un cadastre des fortunes"

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Le Premier ministre, Charles Michel, se prépare à une rentrée chargée avec en ligne de mire la grève à la SNCB et les discussions sur la taxation des comptes-titres.

Rentrée chargée pour Charles Michel. La CGSP Cheminot a annoncé son intention de mettre le rail à l'arrêt le 10 octobre prochain. Pour le Premier ministre, cette action est avant tout une "grève politique, sans aucune raison". "Il n'est pas acceptable de prendre en otage des étudiants, des travailleurs", lance-t-il au micro de Martin Buxant sur Bel RTL.

En ligne de mire du syndicat socialiste notamment, une éventuelle privatisation de la SNCB. "C'est un argument de mauvaise foi. J'ai déjà clarifié la chose: le gouvernement souhaite, en bon père de famille, évaluer ses participations dans des entreprises publiques pour voir comment faire évoluer la performance du service à la population. Il n'y a pas pour la SNCB de volonté de vendre pour des raisons idéologiques. Nous regardons comment ses structures peuvent être améliorées pour un meilleur service aux navetteurs."

Quant à la mise en place d'un service minimum, le Premier ministre affirme que des étapes clés ont été franchies sous cette législature après des années de stagnation. Reste encore le travail parlementaire. "Cela ne sera donc pas opérationnel dans les prochaines semaines, mais cette grève de la SNCB pourrait être un argument supplémentaire pour accélérer le rythme de mise en place de ce service minimum."

-> Autre sujet sous les feux des critiques: la taxe sur comptes-titres.

"Peu de citoyens sont potentiellement affectés par cette taxe", lance d'emblée le chef d'Etat. Il affirme que la volonté n'est nullement d'établir un cadastre des fortunes. "Déjà aujourd'hui, les banques prélèvent des frais sur la gestion des comptes-titres. Il s'agit d'un glissement de la fiscalité pour taxer moins les gens qui travaillent et qui embauchent."

Que reste-t-il sur la table du gouvernement?

Charles Michel pointe notamment la mise en place de toutes les mesures décidées. Mais la priorité du gouvernement pour les prochains mois porte sur le pacte énergétique. "Nous allons donner un coup d'accélérateur pour favoriser les énergies renouvelables. Nous avons l'ambition de nous inscrire dans les accords de Paris, de la COP 21 et 22. J'ai demandé à la ministre Marghem d'accélérer le rythme sur le sujet afin qu'à la fin du 1er trimestre de 2018, on puisse annoncer des mesures supplémentaires."

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