interview

"Nous allons renforcer la police judiciaire sur l'enquête des émeutes"

©BELGA

Même si le ministre de la Justice dit attendre les résultats de l'enquête sur l'action policière lors des émeutes à Bruxelles, Koens Geens souligne tout de même le manque d'anticipation des forces de l'ordre.

Koen Geens, ministre de la Justice, l'affirme: les auteurs des émeutes de samedi soir dans le centre de Bruxelles ne resteront pas impunis. "Mon voeu personnel est que l'on soit très sévère", lance-t-il sur les ondes de Bel RTL.

Pour l'heure quelque 300 images sont analysées. "Nous allons renforcer la police judiciaire sur ce dossier", insiste le ministre. "Avec le parquet de Bruxelles, nous avons mis en place une stratégie d'enquête. Toutes les vidéos et les films vont permettre de reconstituer les événements et d'identifier ceux qui ont fait ces dégâts."


Interrogé sur l'absence d'arrestation depuis samedi, Koen Geens rappelle l'importance de rapidement juger les suspects. "Il y a eu des privations de liberté. Ils ont été relâchés parce que ce n'était pas convaincant ou pour ne pas avoir une enquête judiciaire et pouvoir ainsi les juger plus rapidement. Dès janvier, le rappeur (l'artiste Jelali D, dit Jelali La Violence, aurait incité aux émeutes, ndlr)  interpellé sera ainsi jugé par le tribunal correctionnel de Bruxelles."

Quant à l'action policière samedi sur le terrain, il souligne un manque d'anticipation.  Pour lui, la zone de la Bourse n'est de prime abord pas une zone de non-droit. "Ne pas anticiper la possibilité qu'un tel risque se produise fait que cela devient une zone de non-droit." Il affirme toutefois attendre les résultats de l'enquête demandée par le ministre de l'Intérieur pour se prononcer davantage.  

"Koen Geens démission"?

Koen Geens était par ailleurs pointé du doigt mardi par le secrétaire général de la FGTB. Ce dernier l'accusait de conflit d'intérêts et l'appelait à démissionner. En cause, une prise de parole lors d'un colloque où le cabinet d'avocats Eubelius était présent (cabinet auquel appartenait le ministre avant sa prise de responsabilités ministérielles) et où il aurait énoncé sa volonté de faire de la Belgique un Delaware européen.

Le ministre affirme qu'il a tout au plus affirmé qu'il était important pour Bruxelles d'avoir "un code des sociétés attractif et une bonne justice qui rend des décisions dans un délai raisonnable". "En tant que ministre de la Justice, je ne parle jamais de fiscalité. Les contre-vérités que Monsieur Vertenueil avance me font mal. Je n'ai plus aucun lien avec Eubelius depuis 5 ans. De plus, le droit des sociétés a toujours relevé du ministère de la Justice, et je suis ministre de la Justice."

 

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