interview

"Nous pourrions vivre en 2018 les dernières élections provinciales"

©BELGA

Réforme institutionnelle, la Catalogne, le budget, Olivier Chastel s'explique. Le président du MR entrevoit la suppression des provinces, attend de laisser la justice se décider dans le dossier catalan et salue les bonnes nouvelles budgétaires.

Pour Olivier Chastel, président du MR, il est temps de mettre fin à la "lasagne institutionnelle" du pays qui est totalement illisible. Il prône ainsi la suppression des provinces. "Nous pensons que nous pourrions vivre en 2018 les dernières élections provinciales," lance-t-il au micro de Martin Buxant sur les ondes de Bel RTL.

L'objectif du MR, lors de la campagne électorale de 2018, est de faire en sorte que les structures locales, provinciales, communales et intercommunales soient le plus efficaces possible. "Nous voulons faire la promotion des fusions des plus petites communes, ou de fusionner commune et CPAS. Nous volons aussi mettre en place lors de la prochaine législature, une profonde réforme des provinces."

Autre point à l'agenda de la campagne: la gouvernance. Sur ce point Olivier Chastel affirme être opposé au cumul des mandats; une position qui le pousse à ne pas être candidat bourgmestre à Charleroi.

Et qui dit gouvernance dit aussi le dossier Nethys/Publifin. A cet égard, il appelle le nouveau conseil d'administration de Nethys à réfléchir comment écarter Stéphane Moreau, le controversé CEO, mais aussi comment le remplacer. "Je suis moi aussi favorable au départ de Stéphane Moreau. Je le dis et le redis."

Le dossier catalan?

Sans grande surprise, Olivier Chastel, clame haut et fort qu'il s'agit d'une affaire espagnole entre les mains de la justice.  "Je vois trop de politiques, en Belgique notamment, qui veulent l'indépendance de la Justice mais qui s'expriment dans ce dossier en disant: 'j'espère que les juges ne vont pas emprisonner Puigdemont, ne vont pas le renvoyer dans son pays'."

Quant aux déclarations de la N-VA, il reconnaît avoir un problème avec la manière de communiquer de certains ministres ou secrétaires d'Etat de la N-VA. Sur le fond, il cautionne. "C'est bien la politique menée par le gouvernement fédéral." Et d'ajouter: "Je ne peux empêcher aucune famille politique de donner sa sensibilité sur un sujet comme celui-là, même le président du PS l'a fait".

Le dossier budgétaire?

Olivier Chastel souligne les bonnes nouvelles annoncées par la ministre Sophie Wilmès: le déficit belge devrait se fixer en 2017 à 1,2% du PIB contre 1,9% anticipé. "La dette est encore à 102%, elle était à 107% et l'Union nous demande de descendre sous les 100%. Globalement, on doit pouvoir le faire."

Faudra-t-il pour ce faire vendre des bijoux de famille? Olivier Chastel tempère: "s'il faut vendre une partie des participations, dites stratégiques, on le fera, mais pas forcément pour descendre sous les 100%. La vente d'une partie de Belfius est un choix stratégique. Il y a plusieurs dossiers sur la table, mais il faut réfléchir à l'impact que cela a sur notre budget, mais aussi sur la réalité stratégique de l'entreprise."

 

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