interview

"On est face à un phénomène nouveau de bande de casseurs"

©Photo News

Après les incidents qui ont éclaté samedi dans le quartier Louise à Bruxelles, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) a réagi avec fermeté et promet une meilleure veille des réseaux sociaux pour éviter que ce genre de situation ne se reproduise.

Rudi Vervoort se rend ce mardi au Conseil Régional de Sécurité (CORES), convoqué à la suite des émeutes qui ont secoué Bruxelles ces dernières semaines. Ce Conseil réunira les autorités administratives et judiciaires de la Région ainsi que les 6 chefs de corps et les différents responsables des services de sécurité.

Un phénomène nouveau

Le ministre-président de la Région bruxelloise qui se dit "très en colère et intransigeant face à ces fauteurs de troubles" a expliqué dans la matinale de Bel RTL que les autorités se trouvent confrontées à "un phénomène nouveau de bande de casseurs qui se donne rendez-vous au gré des manifestations". Selon l'élu socialiste, "dans les bandes de casseurs, il n'y a pas que des jeunes issus de l'immigration marocaine, il y a vraiment de tout" et même "certains individus venant de Flandre", ce qui aux yeux de Rudi Vervoort "montre bien que ce n'est pas un mouvement lié uniquement à la jeunesse bruxelloise". 

Une cellule de veille sur les réseaux sociaux

Au rayon des solutions pour "éradiquer le phénomène", le chef du gouvernement bruxellois estime d'abord que "la tolérance zéro elle fonctionne quand toute la chaîne se tient", soulignant ainsi que "cela va de la prévention aux sanctions de la Justice!". Rudi Vervoort plaide également pour "la mise en place d'une cellule de veille sur les réseaux sociaux pour être plus proactif sur ces évènements là."

Au total, les forces de l'ordre ont procédé le week-end dernier à 16 arrestations judiciaires et 55 arrestations administratives, selon le parquet de Bruxelles. La majorité des jeunes qui ont participé aux émeutes viennent de la Région de Bruxelles-Capitale, toujours selon le parquet de Bruxelles. Environ un tiers d'entre eux venaient de Flandre, mais leurs lieux de résidence exacts n'ont pas été précisés. Il n'y a pour l'instant qu'un seul jeune qui a été identifié à la fois pour les émeutes de samedi dernier et celles du 15 novembre.

L'interview de Rudi Vervoort dans son intégralité

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