"On ne peut certainement pas nier les résultats du référendum en Catalogne"

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Au lendemain des violences liées au référendum en Catalogne, Didier Reynders condamne ces actes. Il appelle Madrid et la Catalogne à renouer le dialogue et l'Europe à enfin avoir un vrai débat sur l'état de droit.

Didier Reynders attend, au lendemain de la tenue du référendum en Catalogne et de la violence qui en a découlé, un vrai débat en Europe sur l'Etat de droit. "Il ne faut pas attendre qu'il y ait un problème majeur pour avoir un vrai débat sur l'état de droit: son fonctionnement, ses règles démocratiques", indique le ministre des Affaires étrangères (MR) sur les ondes de Bel RTL.

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Pour l'heure, dit-il, le travail urgent est de voir Madrid et Barcelone renouer le dialogue. "On ne peut certainement pas nier les résultats du référendum en Catalogne. Mais on est aujourd'hui face à deux camps qu'il va être difficile de rapprocher". Voir comment vivre ensemble et comment trouver une voie d'autonomie, est donc une obligation, pas la violence.

Le ministre dit aussi condamner la violence. "On ne peut pas partager ce genre de réaction. C'est une manière de creuser le fossé entre Madrid et Barcelone avec des images qui font le tour du monde et des réactions très négatives dans l'opinion publique."

Fallait-il dès lors empêcher ce vote? Didier Reynders insiste: "Le vrai débat est de savoir jusqu'où on veut aller dans le dialogue". Il revient sur les cas de figure écossais, où il y a eu un accord entre Londres et l'Ecosse, et britanniques avec le Brexit. Il ajoute que l'heure au niveau européen n'est pas de voir comment il faut sanctionner. "Il faut surtout des règles d'accompagnement; faire que l'état de droit fonctionne bien. Faire en sorte que le dialogue ait lieu. Vivre à 27 ou 28, ce n'est pas facile, cela nécessite un débat permanent."

Quel impact d'un tel référendum sur la Belgique? Didier Reynders se veut rassurer . "Depuis la Volksunie, nous avons toujours montré que l'on peut négocier. On a même réussi à mettre de côté les débats institutionnels pour se consacrer à d'autres réformes. Le débat actuel n'est pas en Belgique mais en Catalogne." Et de rappeler que l'Espagne a aussi une logique très forte d'autonomie. Mais au fil du temps, les mécanismes d'un dialogue possible ont été cassés.

 

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