interview

"On ne peut pas dire qu'on ne fait rien, il y a beaucoup de travaux"

©BELGA

Pascal Smet se défend au sujet des chantiers présents partout dans la capitale. Quant aux effondrements de voiries, il rejette la faute sur les communes.

"On m'a demandé de rénover les tunnels, on rénove. On m'a demandé de prévoir des alternatives pour les voitures, on fait des pistes cyclables ! On ne peut pas dire qu'on ne fait rien, il y a beaucoup de travaux" s'est exclamé Pascal Smet, ministre bruxellois de la mobilité. Car selon lui, le problème à Bruxelles c'est le retard dont il a hérité. Sur les ondes de Bel-RTL, le ministre a été confronté au nombre de chantiers grandissant dans la capitale, fleurissant partout sans coordination selon l'avis d'un auditeur. D'après le ministre il y a bel et bien une coordination entre tous les acteurs. Ainsi, au lieu de durer 6 ans dans plusieurs endroits, les travaux ne durent qu'un an dans une zone plus restreinte.

Pascal Smet n'est pas contre le fait de retirer des compétences aux communes au profit des régions, dans le but de mieux coordonner les travaux. En revanche, certains chantiers ne dépendent pas de la région, comme ceux de Vivaqua. "On a demandé à ces acteurs de nous informer sur leurs chantiers. À côté de ça, on crée une interface, une banque de données de tous les chantiers, des travaux même privés et on va mettre tout ça à disponibilité du public sur notre site". Il blâme aussi l'État fédéral, avec lequel il souhaite plus de coordination, pour le retard dans les travaux du métro nord.

Sur les effondrements de voirie qui se sont multipliés ces derniers temps, Pascal Smet pointe du doigt le mauvais état des égouts, gérés par les intercommunales comme Vivaqua ou Hydrobru. Le ministre confirme: il y a un risque que d'autres problèmes de ce genre arrivent dans la capitale comme c'est le cas dans d'autres grandes villes d'Europe. "La seule réponse qu'on peut donner, c'est travailler plus et mieux. Et ça, on le fait !".

"Si un conducteur sur 10 accepte de faire du covoiturage, les embouteillages seraient déjà réduit de 40% !"

Et la mobilité? Il aborde le sujet du trafic et plaide pour le covoiturage en instaurant une bande réservée. "Si un conducteur sur 10 accepte de faire du covoiturage, les embouteillages seraient déjà réduits de 40% !". Le problème, c'est qu'il faut passer par la région flamande. Il assure que le dialogue est rétabli et que c'est un combat conjoint qui va se faire".

Enfin, sur la gouvernance, le ministre trouve qu'il y a trop d'hommes et de femmes politiques dans Bruxelles et ses 19 communes. "Il en faut moins, avec plus de transparence et de gouvernance. Car l'avis des gens en ce moment c'est que tout le monde est compétent, mais personne n'est responsable".

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