"Pas de problème pour les cuves de Doel 3 et Tihange 2 jusqu'en 2022-2023"

©Photo News

Ecolo, étude à l'appui, s'inquiète: les cuves des centrales nucléaires de Doel 3 et Tihange 2 ne sont pas en bon état. La ministre Marghem rassure: elles pourront poursuivre leur production jusqu'à leurs 40 ans. Le reste n'est que "bataille d'experts."

L'Etat des cuves des centrales nucléaires de Doel 3 et Tihange 2, doit-il, comme le montre un rapport déposé par Ecolo, nous inquiéter? Marie-Christine Marghem, ministre de l'Energie (MR), rassure.

"Au niveau de l'agence fédérale nucléaire, il a été dit que tous les examens ont été faits en 2012-2014. Si ces cuves devaient être arrêtées, elles le seraient. Ce qui n'est pas le cas. Elles peuvent produire sans difficulté jusqu'à l'âge de 40 ans, qu'elles atteindront en 2022-2023. Tout est strictement encadré. Mais il y a des experts extérieurs qui veulent faire encore d'autres études; cela devient une bataille d'experts. Le gouvernement suit l'agence fédérale de contrôle nucléaire qui assure qu'elles sont parfaitement sûres," a-t-elle expliqué au micro de Bel RTL. 

Faut-il toutefois encore miser sur le nucléaire? La ministre rappelle la position de la Belgique, qui ne voit pas cette énergie comme une énergie d'avenir.  "Nous devons en sortir en 2025. Nous travaillons activement avec les régions à un pacte énergétique qui doit nous permettre de substituer la production d'énergie nucléaire au-delà de 2025."

Si la ministre se heurte sur le nucléaire à Ecolo -et plus spécifiquement à son chef de file à la Chambre, Jean-Marc Nollet- les deux protagonistes ont décidé d'accorder leur violon sur un autre dossier: un encadrement de l'obsolescence programmée. "On veut allonger la capacité de ces objets dans le temps, en disant aux constructeurs qu'ils fassent en sorte que les produits sur le marché soient affectés d'un indice de réparabilité. L'étude a été présentée cette semaine, nous allons maintenant travailler avec le parlement pour l'élaboration d'une législation."

-> Autre sujet du moment: l'interdiction des véhicules polluants dans les villes. "Je vois ce genre d'initiative dans toutes les régions. C'est une manière de faire diminuer les émissions dans l'atmosphère, de lutter contre la pollution de l'air et d'aller dans le sens du pacte énergétique." 

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content