interview

"Pour l'emploi, l'Union fait la force"

©BELGAPLUS

André Antoine, président du parlement wallon, a salué le plan d'investissement souhaité par le gouvernement fédéral. Le cdH entend répondre à l'appel de Charles Michel avec un souhait: la reconnaissance d'une juste place pour les investissements régionaux et locaux.

Une main tendue. Tel était le message d'André Antoine (cdH) au micro de Martin Buxant sur les ondes de Bel RTL. Alors que la liste des sociétés supprimant des emplois ne cesse de s'allonger, le président du parlement wallon appelle à une unité d'action entre l'Europe, le fédéral et les Régions. "Nous avons besoin d'un véritable plan national pour l'emploi qui implique les instances fédérales".

Il salue ainsi la mesure de ce gouvernement Michel qui prévoit l'exemption totale des cotisations sociales pour le primo-employé. "De la même manière, j'avais lancé comme ministre de l'Emploi le plan sésame. Aujourd'hui, plus de 3.300 personnes ont trouvé du travail via cette prime à l'embauche de 37.700 euros. Quand on combine deux mesures, fédérale et régionale, on gagne toujours! En l'occurrence pour l'emploi, l'Union fait la force."

Autre main tendue: le plan d'investissement du gouvernement fédéral. "Charles Michel a lancé un appel. Si la main est tendue, nous allons la saisir. Pour ce faire, il faut que le gouvernement fédéral fasse une juste place pour les investissements régionaux et locaux." André Antoine prône en effet une libéralisation des investissements publics.

"Aujourd'hui, nous avons besoin d'investissements en matière de mobilité, d'énergie, d'infrastructures sociales à réinvestir. C'est souhaitable pour nos concitoyens; cela favorise l'emploi et cela favorise surtout la rencontre des besoins collectifs."

Quant à savoir où trouver l'argent nécessaire, le président de parlement affirme qu'il est important de ne plus être obnubilé par la dette des entités mais davantage par la capacité à la rembourser. "Nous avons fait une erreur historique: systématiquement rapporter la dette au produit intérieur brut. Ce qui est important, c'est d'identifier dans le budget le montant consacré pour le remboursement de la dette. En Wallonie, la dette mobilise 2% du budget."

A la veille des Fêtes de Wallonie, André Antoine entend aussi réconcilier le citoyen wallon avec l'homme politique. Il rappelle ainsi son intention de voir tous les Wallons et Wallonnes jouer un rôle plus important que le simple rôle électoral. Il entrevoit de créer une commission parlementaire composée de citoyens et réfléchissant aux problèmes tels que le vieillissement de la population. "Je ne suis pas d'accord de dire que seuls les experts peuvent gérer. La bonne ligne politique, c'est une combinaison de politiques et de citoyens. Je veux installer une démocratie continue au parlement".

 

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