interview

"Si Laurette Onkelinx prenait sa pension, ce serait sous l'ancien régime"

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Siegfried Bracke, président N-VA de la Chambre, affirme que le changement du régime de pension des parlementaires n'affectera qu'un nombre très limité d'entre eux.

Siegfried Bracke se prépare à la rentrée parlementaire. Interrogé par Martin Buxant sur les ondes de Bel RTL, le président N-VA de la Chambre affirme vouloir avant tout cette année un bon débat à la Chambre et dans les commissions. "Je crois que c'est une obligation envers le citoyen. Je vois de plus en plus de collègues lire des textes qu'ils n'ont pas écrits. Il faut à nouveau se limiter à l'essence des choses."

Selon lui, la Chambre est davantage qu'un organe entérinant les décisions gouvernementales. "Il y a une structure et un processus de décisions informelles dans lesquels les parlementaires ont un rôle important. Tout ne part pas du gouvernement. La N-VA a un plan de sécurité mais le CD&V aussi. Il faut donc voir ce qu'on peut faire ensemble."

Toutefois, il affirme que le système belge bicaméral doit être revu. "Je ne pense pas que le Sénat a encore un avenir dans 10 ans. Nous avons une structure complexe, qui coûte beaucoup d'argent." Pour l'heure toutefois aucun accord n'est intervenu pour avancer vers un système monocaméral.

Un accord par contre il y en a un sur la pension des parlementaires à 67 ans à l'horizon 2030. Un accord de principe, insiste Siegfried Bracke. Pourtant, il le reconnaît ce changement ne touchera qu'un nombre restreint de parlementaires. "Prenez un exemple. Madame Onkelinx est au parlement depuis 1988. Dans le système actuel, elle pouvait prendre sa pension depuis 2008. Si elle prenait sa pension aujourd'hui, on ne pourrait pas lui imposer le nouveau système."

Le politicien N-VA était également interrogé sur les ondes de La Première. Il est ainsi revenu sur les propos de son président, Bart De Wever qui affirmait dans nos pages: "Si l'électeur le permet, nous continuerons sans le PS, et si l'électeur exige qu'on discute avec le PS, nous présenterons notre programme communautaire. C'est assez simple comme équation."

Même si la N-VA arrive à 35%, même dans ce cas, la N-VA est seule et on ne peut pas faire d'institutionnel. Nous ne sommes pas des révolutionnaires mais des évolutionnaires. Mais cela n'empêche pas que l'on reste convaincu que notre pays a besoin de réformes institutionnelles", a déclaré Siegfried Bracke. La N-VA est le premier parti de Flandre. Sa première préoccupation, c'est le bien-être économique et social. "On ne va pas négliger l'économique pour ne pas réaliser le communautaire non plus. Ce n'est pas interdit d'utiliser son intelligence", a-t-il ajouté.

L'exclusive misée par la N-VA à l'égard du PS ne doit pas être vue comme un cordon sanitaire, affirme le président de la Chambre. "Il y a une opposition naturelle. C'est l'un ou l'autre", a-t-il ajouté.

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