interview

"Un service minimum à la SNCB? C'est impraticable"

©Emy Elleboog

Marie-Hélène Ska ne veut pas partir en grève pour l'instant, elle estime qu'il faut encore privilégier la concertation sociale même si certains projets du gouvernement ne lui plaisent pas du tout.

Marie-Hélène Ska, la secrétaire générale de la CSC, regrette le discours cloisonné du MR. "L'idée qu'il n'y a pas d'autres modèles de société que celui qui est promu aujourd'hui est évidemment une aberration", estime-t-elle en insistant sur le fait que "la démocratie est plus large que le fait d'aller voter tous les 5 ans".

La CSC ne veut pas se débarrasser du gouvernement fédéral, mais affirme que certains projets ne lui conviennent pas, "car ils accroissent les inégalités". Ainsi, elle temporise les récentes créations d'emploi en pointant le taux de chômage qui ne diminue pas en Wallonie et à Bruxelles, "sauf lorsqu'on regarde le nombre de jeunes qui sont exclus du chômage", et les conditions d'emploi qui se dégradent. 

"Pour nous ce qui importe, c'est que chacun contribue en fonction de ses revenus."

De là à partir en grève le 10 octobre avec la CGSP? Ce n'est pas le projet "pour l'instant". "Les projets qui sont sur la table ne sont pas encore très clairs et nous souhaitons d'abord la concertation avant de mener des actions de ce type-là", veut-elle préciser. Quant au service minimum, elle précise avoir "négocié des services minimums partout où c'était possible (hôpitaux, maisons de repos). Nous constatons qu'à la SNCB ce n'est pas praticable."

Enfin, sur le sujet des pensions, Marie-Hélène Ska explique qu'aujourd'hui "les Belges doivent avoir des carrières de 45 ans, ce qui est intenable et donc attaquons-nous à la discussion sur l'âge de la retraite, mais aussi sur la durée de la carrière".


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