Risk parity

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Les fondements théoriques du concept de risk parity (ou parité du risque) ont été posés durant les années 50 et 60, mais son utilisation dans les fonds de placement ne s’est généralisée que depuis une dizaine d’années, notamment suite aux très bonnes performances affichées par certains de ces produits durant la crise financière de 2008.

Le principe est de répartir le portefeuille entre les différentes classes d’actifs en fonction du risque (ou de la volatilité), afin que chacune contribue de manière équivalente au risque global du portefeuille.

Ce type de répartition sera fondamentalement différent de celle d’un fonds mixte classique, qui se contentera d’allouer le capital entre actions et obligations sur la base d’une clé de répartition fixe (avec le risque d’une volatilité qui augmente fortement si les actions deviennent très erratiques), ou d’un fonds mixte flexible, qui pourra sortir totalement d’une classe d’actifs ou être obligé statutairement de rester exposé de manière significative sur les actions même durant les périodes de forte volatilité.

Position de repli

Le principe des fonds risk parity est que l’ajustement des allocations permet d’obtenir un meilleur profil de risque et d’être plus résistant aux mouvements de baisse des marchés que les fonds traditionnels. Un fonds risk parity verra l’importance de sa poche actions varier fortement en fonction des événements sur les marchés financiers, par exemple de 30% (si les marchés boursiers sont calmes) à moins de 10% (si les marchés boursiers sont très volatils). Mais il ne pourra jamais sortir totalement d’une classe d’actifs.

Ce type de stratégie est avant tout destiné aux investisseurs qui recherchent un compromis entre un bon rendement, tout en ayant une position de repli si les marchés deviennent excessivement nerveux. Les ajustements seront souvent automatisés au sein des portefeuilles, notamment par l’utilisation de modèles quantitatifs, et par l’utilisation massive de produits dérivés. Certains fonds pourront même utiliser ce principe de risk parity en utilisant d’autres classes d’actifs, comme par exemple par l’ajout d’une poche matières premières ou immobilier à côté des traditionnelles poches actions et obligations.

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