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Affaire Kubla: Gozzi et Croci inculpés pour corruption

©BELGA

Antonio Gozzi et Massimo Croci ont été inculpés pour corruption. Ils sont considérés comme les donneurs d’ordre des faits reprochés à Serge Kubla. Il n’est pas exclu celui-ci soit réinterrogé par le juge Michel Claise, après l’audition des deux patrons de Duferco.

Antonio Gozzi et Massimo Croci, respectivement président et directeur général (managing director) du groupe Duferco, ont été arrêtés lundi par le juge d'instruction Michel Claise dans le cadre de l'affaire Kubla pour des supposés faits de corruption en République démocratique du Congo. Ils ont été inculpés de corruption comme auteur ou co-auteur. Les deux hommes ont été placés sous mandat en raison d'un risque possible de collusion, a indiqué mardi le parquet fédéral.

Ils sont en effet considérés comme les donneurs d’ordre des faits reprochés à Serge Kubla. Il n’est pas exclu celui-ci soit à nouveau interrogé par le juge Michel Claise, après l’audition des deux patrons de Duferco. Serge Kubla ne pouvait approcher les protagonistes du dossier durant trois mois.

  • Rappel des faits

Le 24 février dernier, Serge Kubla avait été inculpé par la justice bruxelloise car il était suspecté d'avoir servi d'intermédiaire pour le groupe industriel Duferco, qui aurait tenté de favoriser des investissements dans le secteur du jeu et des loteries en corrompant des agents publics congolais.

L'ex-bourgmestre MR de Waterloo, avait ensuite reconnu  avoir facturé 240.000 euros par an à Duferco. Il empochait cet argent via Socagexi Limited, une société enregistrée à Malte, où une disposition lui permettait de limiter l'impôt à 5%. Ces revenus étaient déclarés en Belgique, a assuré cependant l'homme politique.

  • Stupéfaction de Duferco

Le groupe Duferco a appris avec stupéfaction la nouvelle de ces inculpations, et n'a pas souhaité faire de commentaires dans l'immédiat. Il précise toutefois que les deux dirigeants "étaient spécialement venus d'Italie à Bruxelles pour répondre à l'invitation du juge d'instruction".

"Cette manière de procéder ne peut s'analyser que comme un moyen de pression inadmissible", estime le groupe d'origine italienne, basé en Suisse et qui emploie 3.000 personnes dans le monde.

Dans un communiqué, le groupe Duferco  dit néanmoins respecter un code éthique strict depuis son origine, et tient à affirmer publiquement que tant Mr. Gozzi que Mr. Croci jouissent aujourd’hui plus que jamais de la totale confiance du groupe et de ses actionnaires.

 

 

 

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