La Journée de l'arbre

©AFP

Lors d'une visite d'Etat, il y a toujours des couacs. Pour le premier jour officiel, on a frôlé l'incident diplomatique. Tout ça pour un arbre...

Je vous l'écrivais hier, c'est ma première visite d'Etat. Alors, je ne sais pas si cela se passe toujours comme ça, (j'imagine que oui), mais si tout est toujours réglé comme du papier à musique, il y a bien un moment où un grain de sable vient se mettre dans les rouages et où... quelque chose foire.

Ce foirage, il a eu lieu dans les jardins de la résidence de la gouverneur générale du Canada, Julie Payette. On a frôlé l'incident diplomatique. La fin d'une belle relation vieille de plusieurs siècles entre Belges et Canadiens. Si si... Je vous explique, vous allez vite comprendre.

La tradition veut qu'à chaque visite, le chef d'Etat invité plante un arbre. Un érable, un chêne, un conifère ou d'autres variétés encore. Dans le parc de Rideau Hall, on en compte 135. Elisabeth II en a planté cinq. Normal, elle est Reine du Canada. On trouve l'arbre de Vladimir Poutine, de Clinton, de Richard et Patricia Nixon, des Kennedy, de François Hollande et tout plein d'autres illustres présidents, rois, reines, princes et j'en passe.

[Retrouvez les coulisses de la visite d'Etat sur cette page]

En 1977, le roi Baudouin et la reine Fabiola ont donc aussi planté leur arbre, un érable à sucre. Et les Canadiens ont cru bien faire de décorer ces majestueux érables aux couleurs de la Belgique pour la venue de Philippe et Mathilde. 

Un élégant ruban entourait donc le tronc de chacun des arbres avec de jolis petits drapeaux belge et canadien entrelacés. Sauf que, le drapeau de l'arbre de Baudouin était un drapeau... allemand: Noir jaune rouge oui, mais pas dans le bon sens. La gaffe!

On n'a pas la photo. Mais notre collègue flamand Wim a été sur la balle...

Fort heureusement, l'erreur a été vite corrigée (merci la presse...). Plus de drapeaux (du tout), plus de peur que de mal. Les souverains belge ont planté leur arbre avant d'aller découvrir, de loin, celui de leurs prédécesseurs. De loin seulement. Et sans déco.

Tout cela, le ministre-président bruxellois ne l'aura pas vu. Rudi Vervoort s'est en effet retrouvé coincé dès le matin dans le fond de son lit pour cause de solide lumbago. Pas de bol. Il aura raté le froid glacial et la neige, le plantage de l'arbre, mais aussi la visite d'une cabane à sucre et la dégustation de ses délicieuses sucettes au sirop d'érable. Son attachée de presse croise les doigts pour un miracle des médecins canadiens.

Il doit pester Rudi Vervoort, car Mathilde, elle, a beaucoup aimé cela, les sucettes au sirop d'érable...

©AFP

Le dernier foirage de la journée aura aussi été celui d'Air Canada. Une panne générale de son système informatique aura empêché le décollage pour Ottawa de la ministre canadienne du patrimoine, Mélanie Joly, qui devait signer un protocole d’entente dans le domaine audiovisuel avec les ministres des trois communautés (Rudy Demotte, Geert Bourgeoois et Olivier Paasch). 

 

Un accord attendu par les Belges depuis 15 ans. Et qui donc a du patienter quelques heures de plus... (pour la petite histoire, et pour ceux qui aiment le cinéma, il a finalement été signé, rassurez-vous).

Allez, ca ira mieux demain! (mais alors, qu'est ce qu'on vous racontera???)

=> Les coulisses de la visite d'Etat sont disponibles sur cette page >

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