Les 5 actions préférées de Patrick Casselman

©wim kempenaers (wkb)

Patrick Casselaman, qui travaille chez BNP Paribas Fortis, nous explique pourquoi il mise particulièrement sur certaines actions.

Bekaert

Depuis son record de 49 euros le 10 mai dernier et suite à des résultats quelque peu décevants au deuxième trimestre, l’action Bekaert a subi une correction de 18%. La majeure partie des facteurs négatifs étaient cependant temporaires: réduction des stocks au sein de l’industrie chinoise des pneus et répercussion tardive sur les prix de la hausse des tarifs de l’acier. Au vu des bons indicateurs conjoncturels en Chine, aux Etats-Unis et en Europe, nous nous attendons à un rattrapage à partir du second semestre. Après la forte correction, la valorisation est relativement intéressante par rapport aux autres sociétés industrielles. À plus long terme, le management confirme son ambition d’augmenter le bénéfice d’exploitation à 10%.

Econocom

Econocom profite de la tendance à la numérisation qui entraîne une plus forte demande pour ses offres groupées (combinaison de matériel, de leasing et de services). Le management a publié ses nouvelles ambitions de croissance pour les cinq prochaines années: doublement du bénéfice d’exploitation s’accompagnant d’une hausse annuelle du chiffre d’affaires de 7% et de l’augmentation de la marge opérationnelle de 5,5 à 7,5%. Ces objectifs semblent très ambitieux, mais pas irréalistes, sachant que ces dix dernières années, le chiffre d’affaires a été multiplié par quatre et le bénéfice d’exploitation par six, notamment grâce à des acquisitions et l’expansion internationale des activités.

Biocartis

Avec ses mini laboratoires (Idylla) et les tests moléculaires connexes, Biocartis se distingue par son diagnostic particulièrement rapide et aisé du cancer et de maladies virales. Au vu du caractère récent de la commercialisation de ses produits et l’importance des frais de développement et de lancement, Biocartis est encore déficitaire. Une augmentation de capital serait d’ailleurs la bienvenue. Malgré tout, l’avance dont elle bénéficie sur le plan technologique, la facilité d’utilisation et la rapidité du diagnostic (cruciale en cas de cancer), devrait lui permettre de connaître un développement rapide. Le cours de l’action, qui a longtemps stagné à un niveau relativement faible, vient de réaliser une percée technique.

Orange Belgium

Orange Belgium affiche actuellement une belle croissance du chiffre d’affaires (+ 2,4%), grâce à l’acquisition de nouveaux clients pour son offre d’internet fixe et de télévision et la hausse de la consommation moyenne par client. Ces résultats positifs compensent la disparition de la facturation de frais de roaming et la réduction progressive des revenus de contrats MVNO (Mobile Virtual Network Operator). La disparition des redevances MVNO de Telenet à partir de 2019 devrait être compensée par de nouvelles réductions de coûts, la baisse de l’impôt des sociétés en Belgique, l’augmentation du trafic de données mobiles, et la probable révision à la baisse des prix de gros qu’Orange Belgium paie aux câblo-opérateurs.

UCB

Les estimations pour 2017 ont à nouveau été revues à la hausse: le bénéfice par action d'UCB   devrait augmenter 35%. Malgré tout, le cours n’a pas beaucoup réagi, car le marché craint l’impact négatif de l’arrivée d’un médicament générique qui viendrait concurrencer le Cimzia. Ce dernier dispose cependant de sérieux atouts, car il a également été approuvé pour le traitement d’autres pathologies (notamment la maladie de Crohn). Ces deux dernières années, UCB est passée du statut d’action la plus chère du Bel 20 à celui d’une des entreprises pharmaceutiques les moins chères en Europe, avec une décote de 15% par rapport à la moyenne du secteur.

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