Les 5 actions préférées de Boris Cukon

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Voici la sélection de Boris Cukon, gestionnaire du fonds Fuchs Global Natural Resources Flexible Fund. Actif chez BC Research.

Resilux

Pour 2015, le producteur de flacons et de préformes en PET affiche une croissance de 16,3% de son Ebitda et son bénéfice opérationnel a augmenté de 12% au cours du premier semestre 2016. Dans le rapport annuel 2015, on mentionne pour la première fois "un élagage des acteurs présents sur le marché", ce qui se traduit par une hausse des prix. Avec un ratio EV/Ebitda estimé de 6 et un bilan sans dette, l’action apparaît comme bon marché, dans un secteur où les acquisitions se négocient quasiment au double de cette valeur.

Nyrstar

Sur les quatre matières premières qui présentent les meilleurs fondamentaux en termes d’offre et de demande (or, cuivre, zinc et uranium), le prix du zinc semble le mieux positionné pour bénéficier d’un nouveau marché haussier. Au cours des trois dernières années, près de 9% de la production minière de zinc ont disparu. Avec le redémarrage imminent de l’usine Port Pirie – qui dispose de capacités technologiques avancées pour le recyclage des métaux –, la vente d’une grande partie des mines et la poursuite de l’optimisation des fonderies existantes, Nyrstar s’est fixé un objectif de 330 millions d’euros de free cash flow, ce qui donnerait un ratio EV/free cash flow de 3,96.

Newmont Mining

En 2012, les dépenses mondiales en exploration dans le secteur de l’or se sont montées à 6,05 milliards de dollars. Les trois années qui ont suivi, on ne trouve que quatre projets économiques aurifères, par rapport à une moyenne annuelle de 10 au cours des dix années précédentes. Cette moyenne était déjà de loin inférieure aux chiffres des années 90. Goldman Sachs confirme que "le pic de découvertes" dans le secteur de l’or a eu lieu en 1995. Quant au "pic de production", il peut démarrer à tout moment. Avec Newmont Mining, il est possible de miser sur le secteur via un producteur "best in class".

Lundin Mining

Avec Lundin Mining, le navire amiral de l’entreprise suédo-canadienne de matières premières Lukas Lundin, on mise sur le zinc, le nickel, mais aussi et surtout sur le cuivre (67% du chiffre d’affaires). Le prix du cuivre requis pour développer de nouveaux projets (bien nécessaires) se situe aujourd’hui aux alentours de 3,50 dollars la livre, alors que le prix actuel est de 2,60 dollars la livre. Lundin Mining se négocie à 1,2 fois sa valeur comptable et présente un ratio EV/Ebitda estimé de 6,4, ce qui est bon marché dans un contexte où les fondamentaux du cuivre et du zinc sont robustes et devraient pousser les prix à la hausse au cours des années à venir.

Uranium Participation Corporation

Uranium Participation Corporation est un holding d’investissement qui détient des stocks de 14,3 millions de livres d’uranium aux Etats-Unis. On estime que la demande mondiale en électricité augmentera de 2,2% par an au cours des vingt prochaines années. Dans ce secteur, la part de l’énergie nucléaire est évaluée à 12%. La demande d’uranium devrait par conséquent passer de 172 millions de livres à 265 millions de livres en 2030. Aujourd’hui, l’offre mondiale de 154 millions de livres ne suffit pas pour répondre à la demande, mais jusqu’à présent, les stocks existants ont permis de combler le déficit.

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