Les 5 actions préférées de Danny Van Quaethem

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Le choix de Danny Van Quaethem, expert en actions auprès de la Société Générale private banking.

Fresenius Medical Care

L’action se négocie pratiquement à son plus haut niveau historique. Elle est relativement chère (ratio cours/bénéfice: 20,6 et rendement du dividende: 1,1%). Cette "surprime" récompense probablement la croissance durable de FMC. Avec 56% du chiffre d’affaires, les USA sont son marché principal. FMC est le leader mondial en dialyse rénale, un marché en forte croissance. L’entreprise permet de traiter chaque jour plus de 300.000 patients dans 3.400 cliniques. FMC fabrique les équipements. Cette intégration verticale lui permet de bénéficier d’un avantage concurrentiel. Le passage au Mircera moins cher – un bio-similaire (générique, NDLR) d’Epogen – devrait accélérer la croissance.

Novartis

L’année 2015 est une année à oublier pour Novartis. Elle a vu ce chouchou de la Bourse en devenir le paria. Depuis juillet dernier, l’action a perdu 30%. Elle est aujourd’hui évaluée à peine à 15 fois le bénéfice attendu. À partir de 2017, on s’attend à une croissance "honnête" du bénéfice, probablement de l’ordre de 10%. En réalité, Novartis est en train de mordre la poussière. Alcon, pour laquelle elle a payé le prix fort, devrait être restructuré. Sandoz, leader mondial du médicament générique – un marché valant potentiellement des milliards d’euros – a connu un recul sensible au 4e trimestre. Le rendement du dividende de 3,8% (en CHF) devrait adoucir quelque peu l’attente.

Bayer

Avec 12,6 fois le bénéfice attendu et un rendement du dividende de 2,2%, l’action du groupe Bayer est sous-évaluée. L’entreprise se compose de trois divisions (médicaments sur ordonnance, produits de santé en vente libre ou OTC [over the counter, NDLR] et produits phytopharmaceutiques ou agro), tous caractérisés par des cycles différents. Bayer compte vendre 69% de Covestro. Tant les OTC que le secteur agricole se trouvent dans une phase de consolidation accélérée, où Bayer occupe une position de leader. La vente de médicaments devrait augmenter chaque année de quelque 7% grâce à cinq produits récents, dont Xarelto et Eylea comme blockbusters.

UCB

Tubize, principal actionnaire familial d’UCB, a acheté des actions après les résultats intermédiaires d’octobre: il croit fermement en la stratégie de l’entreprise. UCB affiche une solide croissance grâce à trois produits relativement nouveaux: Cimzia, Vimpat et Neupro, qui devraient générer plus de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires. La protection des brevets court jusqu’en 2020. Au premier trimestre, on attend les résultats finaux du romosozumab, un médicament destiné au traitement de l’ostéoporose chez les femmes ménopausées et blockbuster potentiel. Le caractère binaire des nouvelles attendues fait d’UCB une entreprise atypique dans notre liste. Il faut donc tenir compte de ce risque!

GSK

GSK vient de traverser une période difficile, qui a provoqué une baisse de sa popularité. Le marché est sceptique quant aux ambitions de croissance du management. Les grandes restructurations sont à présent terminées. Le chiffre d’affaires évolue désormais à la hausse entre les médicaments sur ordonnance (59%), les OTC (26%), et les vaccins (15%), avec une répartition assez équilibrée au niveau géographique. En termes d’évolution du bénéfice, l’année 2015 constitue le creux de la vague, mais le quatrième trimestre a déjà montré des signes évidents de reprise. GSK est sorti renforcé de la crise. La société peut se permettre de poursuivre sa politique de paiement d’un généreux dividende.

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