Les 5 actions préférées de Danny Van Quaethem

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Voici la sélection de Danny Van Quaethem de la Société générale Private Banking

Bayer

Bayer est une action qui s’adresse aux investisseurs patients, car le rachat de Monsanto ne sera finalisé qu’à la fin de 2017. Ce timing pourrait correspondre à une reprise du secteur agricole, qui boosterait financièrement l’acquisition du groupe. La direction demeure optimiste quant aux perspectives de la division pharmaceutique, poussée par les blockbusters que sont le Xarelto et l’Eylea. Cette année, une importante augmentation de capital doit avoir lieu, l’occasion de renforcer les positions.

Bunge

Bunge est un acteur mondial dans le commerce et le traitement de produits agricoles (graines et céréales oléagineuses, froment, maïs et riz). Le secteur est connu pour sa volatilité et a traversé une période difficile, caractérisée par une surcapacité et de faibles prix. Bunge a restructuré ses activités sucrières non rentables au Brésil, dont il va d’ailleurs se dégager. L’objectif est de se concentrer sur les graines oléagineuses et les ingrédients alimentaires, secteurs dans lesquels il prévoit de faire des acquisitions pour un montant d’environ 1 milliard d’ici à 2018. La direction s’attend à une forte croissance du bénéfice en 2017. À 12,8 fois le bénéfice attendu, le titre est sous-évalué.

DSM

Le cours de l’action est fortement corrélé au prix des vitamines. Cette attention du marché est sans doute quelque peu excessive, éclipsant la transformation du groupe, qui doit mener à une meilleure rentabilité structurelle. En outre, trois joint ventures recèlent de la valeur: DSM Sinochem Pharmaceuticals (50% DSM), Patheon (33,5%) et ChemicaInvest (35%). Compte tenu de la consolidation dans le secteur chimique, DSM pourrait par ailleurs entreprendre des démarches plus drastiques en vendant la division Performance Materials. Ceci n’est toutefois pas à l’ordre du jour de la direction.

Merck & Co

Merck & Co est un géant pharmaceutique bien positionné dans le traitement du cancer, de maladies contagieuses et du diabète. C’est aussi un leader dans le domaine des vaccins. Merck a consacré plus de 7 milliards de dollars à la recherche et au développement, soit 18% de son chiffre d’affaires. Depuis 2016, ces efforts ont été récompensés par une position de leader dans le segment prometteur de l’immuno-oncologie grâce au Keytruda, un produit qui pourrait réaliser pour quelque 7 milliards de dollars de ventes d’ici à 2020. À partir de 2018, il devrait engendrer une croissance annuelle du bénéfice de 8%.

UCB

Un broker a mis en garde contre l’impact de biosimilaires du Cimzia, le produit phare dont UCB espère tirer 1,5 milliard d’euros de ventes. Le Cimzia possède des qualités distinctives (action rapide, sans danger pour les femmes enceintes) et constitue une alternative en cas de résistance, si bien que le chiffre d’affaires pourrait atteindre un sommet de 1,6 milliard d’euros. Nous ne nous attendons pas à une atteinte au brevet du Vimpat (chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros). UCB reste en outre le leader mondial dans le traitement de l’épilepsie. Enfin, vers juin 2017, l’Evenity, médicament contre l’ostéoporose, pourrait être approuvé aux Etats-Unis. UCB réalisera dans les prochaines années une forte croissance du bénéfice, qui ne se traduit pas dans les cours.

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