Les 5 actions préférées de Luc Van der Elst

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Luc Van der Elst est vice-président de l'association belge des analystes financiers (ABAF-BVFA).

Lotus Bakeries

Lotus Bakeries affiche une hausse "à deux chiffres" (en moyenne) de son chiffre d’affaires depuis 15 ans. Cette progression s’est nourrie, d’une part, d’une croissance organique saine et, d’autre part, d’une série bien ordonnée de rachats stratégiques. Ce changement d’échelle, couplée à une politique de produits de marque, a permis à l’entreprise de faire croître son bénéfice plus vite encore. Le lancement des fabriques de spéculoos aux États-Unis et la reprise d’une usine en Afrique du Sud soulignent les ambitions d’expansion internationale du groupe. L’action n’est pas bon marché. Il est possible que l’annonce, le 19 août, de chiffres semestriels un peu moins bons offre des niveaux d’entrée intéressants.

Galapagos

Le deal que Galapagos a conclu avec Gilead peut être interprété comme un demi-rachat. L’alliance à long terme prive l’action d’une partie de son potentiel haussier, mais réduit en même temps sensiblement le risque pour l’investisseur. L’action offre donc encore des perspectives satisfaisantes. De nouveaux résultats cliniques et le lancement du filgotinib sont attendus à la fin de cette année et en 2020. Les liquidités fournies par Gilead permettront aussi à l’entreprise d’accélérer et de compléter ses recherches vers de nouvelles indications médicales.

CFE

©Bloomberg

Chez CFE , c’est toujours Deme qui contribue le plus au bénéfice et à la création de valeur. Côté Deme, les investissements dans l’éolien offshore continuent à nous intéresser. Malgré des budgets et des subsides en baisse, les investissements dans l’énergie verte ont toujours le vent en poupe. Deme hisse la grande voile à cet égard: une belle part de marché au niveau mondial, du matériel de pointe et un carnet de commandes bien rempli. Aussi, AvH, qui est le grand actionnaire de CFE, a profité de la faiblesse du cours de ce dernier observée cette année pour renforcer (un peu) sa position à 60,8%.

Jensen Group

Avec un ratio cours/bénéfice d’à peine 13 et un rendement de dividende (brut) de 3%, l’action Jensen , coleader du marché des machines à laver industrielles, est plutôt bon marché. L’entreprise est pourtant très rentable et n’a pratiquement pas de dettes. Mais la modeste croissance de la demande et la faible liquidité du titre justifient une décote. Distribuer un dividende supplémentaire ou racheter un gros paquet d’actions de l’entreprise serait parfaitement réalisable, mais la famille Jensen donne la priorité à une expansion internationale progressive.

Wheaton Precious Metal

Maintenant que les grandes banques centrales dans le monde regardent à nouveau dans la même direction (baisse des taux et stimulants monétaires), le secteur aurifère redevient intéressant. Les entreprises dites de "streaming" comme le groupe canadien Wheaton Precious Metals achètent le droit sur la production future des mines traditionnelles à un prix convenu. Elles ne supportent donc pas elles-mêmes le risque d’exploitation.

WPM, qui fait partie du top des entreprises de streaming (pour l’or, mais aussi pour l’argent), a toujours été bénéficiaire ces 10 dernières années et verse, depuis 2011, un dividende chaque trimestre.


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