Publicité

Les 5 actions préférées de Marc Leyder

©Dries Luyten

Marc Leyder est directeur des conseils en investissements chez Van Lanschot. Ses actions préférées sont Prosus, Gilead, ING, Eiffage et Microsoft.

1) Prosus

On trouve de moins en moins de holdings belges affichant une décote importante. On en trouve cependant encore un sur le marché néerlandais. Prosus n’a clairement pas le vent en poupe, mais plutôt "de face". L’impact de l’ingérence de Pékin a laissé des traces sur de nombreux mastodontes boursiers liés à la Chine.

En plus de sa participation dans la société chinoise Tencent (gaming, WeChat, etc.) les actionnaires ont également accès entre autres à des services de livraison de repas et aux réseaux sociaux russes grâce à Mail.ru. À l’heure actuelle, l’action Prosus se négocie environ 30% en dessous de son pic enregistré fin février.

Par ailleurs, les audacieux peuvent bénéficier de la forte décote (35-40%) du cours par rapport à Tencent. L’évolution de la situation en Chine représente certes un risque, mais Confucius n’a-t-il pas déclaré que chaque risque recelait également une opportunité?

2) Gilead

À cause de la longue crise du coronavirus, le chiffre d’affaires du médicament de Gilead contre le Covid-19 – le Veklury (remdesivir) – s’est maintenu. Près de 60% des patients américains atteints par le coronavirus et hospitalisés se voient administrer ce médicament. Le revers de la médaille est que le chiffre d’affaires du médicament contre le SIDA – le Biktarvy – est à la traîne à cause du retard enregistré dans les traitements du SIDA à cause du coronavirus.

Près de 60% des patients américains atteints par le coronavirus se voient administrer le médicament de Gilead. ©Reuters

Le management du groupe se montre particulièrement optimiste compte tenu de l’important pipe-line de nouveaux médicaments en dernière phase d’approbation. Gilead investit énormément en oncologie – avec plusieurs médicaments prometteurs – et respecte les deadlines. Nous considérons ces développements favorables comme un moteur pour le cours de l’action au second semestre. La fin de l’année devrait être une période importante.

Pour 2021, l’entreprise prévoit un bénéfice par action entre 6,90 et 7,25 dollars, ce qui porterait la valorisation de Gilead Sciences à près de 10 fois le bénéfice par action pour 2021, un chiffre relativement conservateur.

3) ING

Le secteur bancaire respire à nouveau. Chez ING , le plan de remboursement du capital aux actionnaires a attiré l’attention des observateurs lors de l’annonce des résultats du deuxième trimestre. ING souhaite distribuer le 12 octobre un dividende de 0,47 euro par action, c’est-à-dire un acompte sur dividende de 0,21 euro pour 2021 et le solde du dividende de 2020 (0,27 euro). Le cas échéant, le rendement du dividende devrait se monter à 5,2%.

En outre, ING a constitué des réserves de 1,744 milliard d’euros de fonds propres au bilan (0,45 euro par action) à distribuer au quatrième trimestre. Cette décision sera soumise à l’approbation de la BCE. Le ratio CET1 actuel se situe à 15,7% et permet de relancer un programme de rachat d’actions propres.

Enfin, la valorisation à 0,8 fois la valeur comptable fait partie des plus basses du secteur.

4) Eiffage

La fin progressive des mesures de confinement en France, lancée début mai, augmente graduellement le trafic sur les autoroutes à péage. Via sa filiale APRR, Eiffage est très exposée aux autoroutes à péage en France. Les frais sont relativement fixes, mais les tarifs sont en grande partie corrigés (avec un peu de retard) à hauteur de 70% de l’inflation. Sur ce plan, les vents contraires sont limités. La branche Concessions dont fait partie APRR, est responsable d’un peu moins de 50% de l’EBIT d’Eiffage. Elle est donc très importante.

Via sa filiale APRR, Eiffage est très exposée aux autoroutes à péage en France. Les frais sont relativement fixes, mais les tarifs sont en grande partie corrigés (avec un peu de retard) à hauteur de 70% de l’inflation. ©AFP

L’autre division importante d’Eiffage, le Contracting (construction, infrastructures et énergies), recueille des commentaires prudents, mais positifs. À plus long terme, nous pensons qu’Eiffage peut profiter de la hausse des investissements dans les infrastructures en Europe.

La valorisation d’Eiffage est attrayante, le rendement du cash-flow pour 2022 se situe au niveau (élevé) de 11% et l’action – qui se négocie à un ratio cours/bénéfice de 10,5 – peut être considérée comme bon marché.

5) Microsoft

"There’s no such thing as a money machine", mais on peut dire que Microsoft s’en rapproche. Je suis fan de cette entreprise depuis longtemps. Le cours augmente chaque année, et heureusement les résultats suivent. Les activités de Cloud (Azure) progressent à la vitesse d’un TGV. Au cours du dernier trimestre, la hausse du chiffre d’affaires se montait à 51%. Dans le segment Cloud pour entreprises, Microsoft continue à augmenter sa part de marché.

Les services comme Office 365 (avec Teams) et LinkedIn se développent plus vite qu’attendu. La partie Teams (réunions en ligne) réussit à fidéliser d’importants clients. Il y a une semaine, l’entreprise a indiqué que le 1er mars 2022, elle comptait augmenter de 15 à 20% les tarifs d’Office 365. Vous cherchez une alternative? Ce n’est pas mon cas (NDLR: rédigé en MS Word, pas en Word Perfect).

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité