Les 5 actions préférées de Patrick Nollet

©Dries Luyten

Patrick Nollet est directeur Vfb (fédération flamande des investisseurs), il nous présente ses cinq actions préférées.

EVS

©AFP

Ce que je trouve intéressant chez EVS , le leader mondial des systèmes de télévision en "live", c’est la solidité de son bilan et sa valorisation. Pour cette année, EVS annonce un chiffre d’affaires de 100 à 120 millions d’euros, qui devrait générer un bénéfice de 1,2 à 1,5 euro par action. Si nous tenons compte de la trésorerie de près de 4 euros par action, le ratio cours/bénéfice s’élève à 13 et le rendement à 3,3% net. 2019 devrait être une (difficile) année de transition, mais grâce à la maîtrise des coûts et aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020, l’an prochain s’annonce sous de meilleurs auspices. Cible potentielle d’une OPA.

Fagron

En juillet, Waterland et Filip Balcaen ont vendu un tiers de leur participation, ce qui a entraîné une baisse du cours et une opportunité d’achat. Le spécialiste en préparations magistrales applique une stratégie internationale de "buy-and-build" par le biais de petites acquisitions. Fagron détient une position enviable au Brésil et le reste de l’Amérique du Sud a atteint sa vitesse de croisière. Le démarrage de l’usine à Wichita se révèle un peu plus difficile qu’attendu. Par contre, l’usine de Hoogeveen est opérationnelle à 100%. Marc Coucke a récemment renforcé sa participation. La trésorerie du groupe est impressionnante.

Colruyt

Le distributeur de Halle est probablement encore l’action la moins aimée de la Bourse de Bruxelles. En juin, suite à la publication des chiffres annuels, le cours a subi le plus important revers de son histoire. À juste titre, car les marges du dernier semestre sont décevantes et la part de marché du groupe a légèrement reculé. Je pense que Colruyt a purgé sa peine, et à 16,5 fois les bénéfices, 8,3 fois le ratio EV/ebitda et avec un rendement brut du dividende de 2,8%, l’action Colruyt, par ailleurs peu sensible à la récession, est à présent plutôt bon marché.

Ter Beke

La viande en général a un "arrière-goût amer" et l’épidémie de peste porcine en Europe de l’Est et en Chine a fait monter le prix de la viande de porc, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour le producteur de charcuterie et de lasagne. Sur un marché avec peu d’échanges, cela peut se traduire par des exagérations au niveau du cours. Nous attendons les résultats semestriels qui seront publiés le 30 août. L’action se négocie à moins de 5 fois le cash-flow opérationnel et affiche un rendement du dividende de près de 4% brut. Il est possible que la peste porcine finisse par être une opportunité d’achat.

Jensen-Group

Le producteur de systèmes de blanchisserie intégrés profite de tendances positives, dont le développement du tourisme, des soins hospitaliers et de l’écologie. Les chiffres du premier semestre sont sans surprise. Le chiffre d’affaires recule légèrement, mais le bénéfice d’exploitation augmente de 5,9%, grâce à des dédommagements versés suite à l’ouragan Michael. Le carnet de commandes a augmenté de 5,8%. L’action n’est pas chère et offre un dividende de 1 euro brut par action (3%). La capitalisation boursière ne dépasse pas 266 millions d’euros, et plus de 50% du capital sont aux mains de la famille éponyme.

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