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Les 5 actions préférées de Patrick Nollet

Patrick Nollet est le directeur de la VFB (Vlaamse Federatie van Beleggers). ©Dries Luyten

Patrick Nollet est le directeur de la VFB (Vlaamse Federatie van Beleggers). Ses cinq actions préférées sont Cofinimmo, AB InBev, Barco, Resilux et UCB.

1) Cofinimmo

Cofinimmo poursuit sa transition de l’immobilier de bureaux vers l’immobilier de soins. C’est important, car si 60% du portefeuille sont investis dans l’immobilier de soins, les investisseurs pourront profiter du précompte mobilier réduit de 15%. La baisse du précompte ne s’appliquera peut-être pas encore au dividende 2021, mais tout vient à point à qui sait attendre.

À la suite des résultats du premier semestre, les estimations de bénéfice pour l’année entière ont été revues à la hausse, à "plus de" 7 euros par action et les attentes de matière de dividende ont été confirmées (6 euros brut). Il est vrai que Cofinimmo se négocie avec une prime, mais elle n’est pas exceptionnelle au vu de son basculement vers l’immobilier de soins.

"La position de leadership du groupe sur le marché mondial de la bière, avec des marques très fortes, mérite une meilleure valorisation, notamment parce que le ratio d’endettement devrait évoluer vers 3 l’an prochain." ©REUTERS

2) AB InBev

On ne peut pas dire que le cours d’AB InBev se porte bien. De plus de 120 euros il y a cinq ans, il se traîne aujourd’hui à, à peine, plus de 50 euros. Après les derniers résultats trimestriels, le cours a encore pris un coup dans l’aile. Les volumes et le chiffre d’affaires avaient pourtant retrouvé des couleurs, mais les marges n’ont pas été appréciées par les analystes. Je considère ce recul plutôt comme une opportunité d’achat. La position de leadership du groupe sur le marché mondial de la bière, avec des marques très fortes, mérite une meilleure valorisation, notamment parce que le ratio d’endettement devrait évoluer vers 3 l’an prochain. Le cours de l’action a d’ailleurs sérieusement sous-performé par rapport à des concurrents comme Heineken et Carlsberg.

3) Barco

Les secteurs dans lesquels Barco est actif (systèmes de projections, grands évènements, etc.) se sont retrouvés dans l’œil du cyclone, ce qui a impacté le cours de l’action. La reprise est plus lente qu’attendu, comme le montrent les résultats semestriels, mais les commandes, en particulier venant de Chine, ont afflué, ce qui a généré un carnet de commandes record. 2021 devrait encore être une année de transition, mais en 2022, le carnet de commandes devrait se traduire par une hausse du chiffre d’affaires et des bénéfices. Charles Beauduin, président, actionnaire principal et CEO à partir du 1er septembre, a profité de la baisse du cours pour renforcer sa position.

Resilux a profité de la "tendance climatique". Le groupe a beaucoup investi dans le recyclage du PET. ©MICHAEL CALABRO/BELGAPLUS

4) Resilux

Depuis l’échec de l’offre d’achat de l’acteur de capital-investissement (Private Equity) Bain en 2017, Resilux s’est retrouvé en plein marasme. Mais les choses s’améliorent depuis le début de l’année. Les résultats de 2020 étaient très positifs, avec une hausse des bénéfices de 39% à 11,37 euros par action, et une augmentation de 17% de la trésorerie. Par ailleurs, Resilux a profité de la "tendance climatique". Le groupe a beaucoup investi dans le recyclage du PET et s’est présenté comme un client potentiel de la future usine d’emballages en PEF (bioplastique) d’Avantium. À un ratio cours/bénéfice inférieur à 15, l’action de cette entreprise familiale peut être considérée comme peu chère.

5) UCB

Le principal défi qui attend UCB consiste à compenser l’arrivée à échéance des brevets de ses produits phares. À cet égard, l’automne sera très important pour le groupe. Le 15 octobre, la FDA américaine prendra une décision concernant le médicament contre le psoriasis, le bimekizumab, un blockbuster potentiel. De plus, les résultats de la phase 3 sont attendus avant la fin de l’année pour deux autres indications. Ce n’est n’est donc pas sans risque, mais jusqu’à présent, UCB est toujours sur la bonne voie en ce qui concerne le développement des phases de recherche. Et en cas de résultat positif, cela pourrait donner un coup de pouce important au cours de l’action, qui se négocie aujourd’hui à seulement 16 fois ses bénéfices.

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