Les 5 actions préférées de Patrick Nollet

©Dries Luyten

Le choix de Patrick Nollet, Directeur du VFB (Vlaamse Federatie van Bellegers).

SPDR Gold Trust

Le contexte international reste incertain. Les élections présidentielles approchent à grands pas aux Etats-Unis, tandis que l’Europe doit faire face au terrorisme et au Brexit. Aussi, ne serait-ce pas inutile de quelque peu protéger son portefeuille avec de l’or. Par exemple par le biais d’un ETF, un fonds coté en Bourse, tel que SPDR Gold Trust. Celui-ci suit l’évolution du prix de l’or à un coût relativement bas (0,4% de frais). Le titre est en outre très liquide. L’or ne rapporte certes pas grand-chose, mais les frais alternatifs – face à des liquidités par exemple – sont faibles également. Maximum 5 à 10% de votre portefeuille.

Jensen-Group

Le fabricant danois de systèmes de lessive profite de tendances macroéconomiques favorables, comme le développement du tourisme et des soins hospitaliers. À 6,5 fois le cash-flow d’exploitation de 2015 et 11,5 fois le bénéfice, le titre n’est pas cher. Des résultats semestriels, on retiendra la hausse inattendue du chiffre d’affaires et la forte hausse du carnet de commandes. La croissance moindre du bénéfice s’explique par des investissements. Avec plus de 50% des actions aux mains de la famille, Jensen-Group est un possible candidat au delisting. Il faut toutefois tenir compte du marché étroit.

Atenor

Atenor est un promoteur immobilier, ce qui signifie que les résultats peuvent fortement fluctuer d’une année à l’autre. Grâce à un nombre élevé de projets, Atenor parvient toutefois à atténuer cet effet. Cette année, on suivra notamment une vente éventuelle à Budapest (Hongrie), où Atenor 3 possède trois immeubles de bureaux. Dans le quartier européen aussi, Atenor a quelques beaux projets, tandis que des terrains supplémentaires ont été achetés à Bucarest (Roumanie). Les analystes ne sont pas toujours heureux du statu quo du dividende, mais avec un rendement net de 3,1%, Atenor se défend bien face aux SIR (sociétés immobilières réglementées) et encore plus face aux liquidités.

KBC Ancora

Ce monoholding détient 18,5% de KBC. Le cours suit donc pour ainsi dire celui de KBC, avec un léger levier toutefois, du fait que KBC Ancora traîne aussi des dettes. La valeur de KBC Ancora peut être calculée comme suit: 0,99 * Cours KBC – 4,8 euros. La valeur intrinsèque se monte donc actuellement à 44,39 euros, pour un cours de seulement 30,10 euros. Le titre est dès lors sous-évalué de 32%. Ce n’est pas exceptionnel pour KBC Ancora, mais cela reste une sérieuse sous-évaluation. À présent que KBC redistribue un dividende, on pourrait peut-être compter à nouveau sur un dividende chez KBC Ancora également.

Fagron

Le spécialiste des préparations magistrales a connu une année mouvementée. Ses dettes étant devenues trop importantes, Fagron a effectué une augmentation de capital. Bien que le taux d’endettement reste élevé, le problème de financement semble sous contrôle. Les résultats semestriels étaient loin d’être mauvais. La croissance était au rendez-vous en Europe et au Brésil, tandis que les nouvelles usines aux Etats-Unis et en Europe attendent les dernières autorisations. Si l’entreprise peut se défaire de ses problèmes judiciaires aux Etats-Unis et confirmer les chiffres, Fagron pourrait bien être un beau candidat au redressement.

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