Les 5 actions préférées de Wim Levi

©Lieven Van Assche

Wim Levi est analyste indépendant.

Van de Velde

Van de Velde crée, produit et commercialise de la lingerie de luxe à des prix abordables depuis 1981. Ces dernières années ont été caractérisées par des changements au sommet de l’entreprise. Avec Marleen Vaesen, un mouvement de fond semble s’être engagé vers un modèle multicanal qui combine le réseau commercial existant avec la vente en ligne. Le marché n’a pas encore traduit ces changements dans la valorisation de l’entreprise.

On ne peut exclure un scénario de reprise ou de fusion vu que les familles contrôlent entièrement l’entreprise.

Le cours de l’action est encore plus de 50% inférieur à son pic de la fin 2016.

EVS

©BELGA

EVS est le leader du marché de niche complexe des serveurs de production pour événements sportifs retransmis en direct. L’émergence de la télévision par internet, comme YouTube, et les canaux payants, comme Netflix, ont bouleversé la santé financière des canaux de télévision traditionnels qui vivent des recettes publicitaires. Ces deux dernières années, ces changements ont pesé sur le chiffre d’affaires d’EVS et ont mis l’action sous pression.

Les transmissions en direct trouvent graduellement leur chemin vers les nouveaux médias, ce qui se traduit par une nouvelle vague d’investissements. L’entreprise affiche un bilan sain et est armée pour résister à la tempête qui sévit actuellement.

Econocom

Econocom est un fournisseur de services digitaux qui emploie plus de 10.000 personnes. Le groupe a été créé en 1974 par Jean-Louis Bouchard, qui vient de reprendre la barre de l’entreprise.

La croissance souffre d’une crainte "disruptive" dans la division financement suite à l’émergence du cloud computing. Celle-ci est partiellement compensée par la hausse de la demande dans les autres divisions.

À six fois le flux de trésorerie opérationnel, on peut parler de faible valorisation. La problématique de la succession du CEO fait de l’entreprise une cible idéale pour un repreneur dans un secteur en pleine consolidation.

Daimler

Le marché valorise Tesla comme si les voitures électriques étaient un tout nouveau produit, comme l’iPhone en 2007. Ce serait justifié si la Model 4 était une voiture sans roues. Non seulement le coût de production d’une voiture est plus élevé, mais Apple vend ses iPhone à un prix correspondant à trois fois leur prix de revient. Cette situation n’est pas imaginable dans le secteur automobile. Le bilan de Daimler est également suffisamment solide pour financer les investissements dans la R&D. Les obligations Daimler bénéficient d’un rating élevé des agences de notation contrairement, par exemple, à Tesla.

ETF Ultrashort Nasdaq100 (QID)

Je m’en tiens également à la position short du Nasdaq. Les taux bas et la vague des ETF ont provoqué une bulle dans la valorisation de la plupart des actions technologiques. La rentabilité de ces entreprises est plus fragile que ce qu’indique le cours des actions. À la fin de l’an dernier, l’indice a chuté de 20% en quelques semaines.

Le marché s’attend à ce que le mouvement perpétuel des taux bas et de la hausse de l’endettement n’ait aucun effet pervers. Cela me semble exagéré.

De même, les autres problèmes comme la guerre commerciale et le Brexit ont discrètement disparu à l’arrière-plan.

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