Les 5 actions préférées de Wim Lewi

©Dries Luyten

Wim Lewi est expert chez valuescan.be. Découvrez ses actions chouchous!

Agfa

Ces derniers trimestres, Agfa a présenté des résultats en baisse, ce qui a relancé les doutes concernant le processus de redressement de la société. Le projet de scission du département d’informatique médicale avance. La valeur boursière actuelle ne représente encore qu’une fraction de la somme dépensée pour numériser l’entreprise. Le problème historique lié aux pensions devrait se résoudre automatiquement lorsque les taux exagérément bas se normaliseront en 2018. Le marché se focalise trop sur la tendance baissière du chiffre d’affaires, qui est compensée par l’amélioration des marges. La consolidation dans le secteur de l’informatique médicale ne fait que commencer. Objectif de cours: 5,8 euros.

Colruyt

Colruyt ne cède aucune part de marché aux hard discounters. L’intégration de Delhaize au sein d’Ahold n’influence guère la segmentation du marché. Plusieurs analystes se sont montrés sceptiques envers l’action après le recul du cours, ce qui a renforcé le sentiment négatif. Le marché s’attend à une nouvelle baisse des marges bénéficiaires. L’entreprise dispose cependant d’atouts en matière d’innovation en distribution alimentaire omni canal. D’autres acteurs de ce segment affichent des ratios au moins dix fois supérieurs. Le groupe rachète aussi ses propres actions, ce qui protège les investisseurs en cas de forte correction boursière.

BAM

BAM vient de subir un recul de 20% suite à l’échec d’un projet d’écluse, et après l’effondrement d’un parking à Schiphol. L’entreprise est aujourd’hui valorisée comme si elle était incapable de construire un mur. Les Pays-Bas – qui représentent le principal marché de BAM – disposent de budgets suffisants pour investir dans les infrastructures. 30% du chiffre d’affaires du groupe dépendent du Royaume Uni, mais la baisse du cours de la livre sterling est un fait connu. La pression concurrentielle dans le secteur se réduit et soutient les marges bénéficiaires. La différence entre les promoteurs (25-30% de marge) et les entrepreneurs (1-5%) est trop importante. Objectif de cours: 6,8 euros.

PostNL

Ces dernières années, PostNL est restée assise entre deux chaises. D’une part, le gouvernement néerlandais joue le jeu de la libéralisation du marché. D’autre part, il bloque toute tentative de reprise par des investisseurs étrangers, une attitude difficilement tenable. PostNL représente un pion intéressant sur l’échiquier du commerce en ligne au Benelux. La position libérale dure du gouvernement néerlandais semble cependant s’adoucir vu que l’ouverture du marché recèle aussi son lot d’opportunités. Objectif de cours: 5,8 euros.

ETF Ultrashort Nasdaq100 (QID)

Depuis 2009, le Nasdaq a quintuplé (+ 400%). Il dépend d’une poignée d’entreprises technologiques qui bénéficient d’une position monopolistique sur leurs marchés sans pour autant devoir investir trop de capitaux. Cette distorsion du marché étouffe toute nouvelle initiative et se traduit par une forme de régularisation comme l’introduction du principe de neutralité du réseau. Par ailleurs, la nouvelle loi fiscale a un impact négatif car elle permet aux géants technologiques de payer aujourd’hui moins d’impôts et certaines "voies détournées" ne sont aujourd’hui plus accessibles. La hausse du QID est deux fois plus élevée que la baisse de l’indice Nasdaq et protège donc les portefeuilles en cas de krach boursier.

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