Les 5 actions préférées de...

©Emy Elleboog

Wim Lewi, Valuescan.be, nous parle de ses actions préférées.

EVS

EVS* est leader du marché dans la très complexe niche des serveurs pour la retransmission en live d’événements sportifs. La montée en puissance de la télévision par internet, comme YouTube et des canaux payants comme Netflix, perturbe l’équilibre financier des chaînes de télévision traditionnelles qui vivent en partie des rentrées publicitaires. Cette situation a pesé sur le chiffre d’affaires des 12 derniers mois et a mis l’action sous pression. Les retransmissions d’événements sportifs en live trouvent progressivement leur chemin vers les nouveaux médias, ce qui devrait se traduire par une nouvelle vague d’investissements.

*Ackermans & van Haaren et Belfius Assurance ont pris chacun une participation de 2,45% dans EVS via une augmentation de capital de 15 millions d’euros.

Econocom

Econocom est un fournisseur de services digitaux qui emploie 10.700 personnes. L’entreprise a été fondée en 1974 par Jean-Louis Bouchard, qui vient de reprendre la barre de son entreprise. La croissance souffre à cause d’une crainte "disruptive" dans le département de financement suite à l’arrivée du "cloud computing". Celle-ci est en partie compensée par une augmentation de la demande dans d’autres départements. La valorisation est basse: 6 fois la marge brute d’autofinancement. Les dettes sont inférieures au double des flux de trésorerie attendus en 2018. La problématique de la succession du CEO fait de l’entreprise une cible pour un repreneur éventuel.

Daimler

L’action Daimler a déjà intégré quelques mauvaises nouvelles. Le scandale lié au diesel continue à couver sous la cendre à cause d’éventuelles plaintes susceptibles d’être introduites contre l’entreprise. Daimler doit investir dans les nouvelles technologies et réduire les anciens stocks et systèmes de production. L’électrification des voitures est lancée, mais évolue à un rythme plus lent que ce que la plupart des "prophètes" avaient prédit, ce qui donnera à l’entreprise l’avantage du "second mover" lorsque la technologie sera au point. Les obligations bénéficient d’un bon rating des agences de notation, contrairement par exemple à celles de Tesla.

Bpost

J’échange PostNL contre bpost parce que la seconde reçoit plus de soutien des pouvoirs publics et a été exagérément pénalisée suite à une acquisition manquée. Le "last mile" jusqu’au client final reste un chaînon incontournable dans l’e-commerce. Le réseau de centres de tri et le personnel représentent une barrière d’accès naturelle. Le problème des pensions a été transféré à l’Etat avant l’IPO et le bilan est toujours sain. Même si le dividende est divisé par deux, il présente malgré tout un rendement intéressant.

ETF Ultrashort Nasdaq100 (QID)

Le Nasdaq a reçu un uppercut fin 2018, mais les valorisations ne sont pas encore bon marché malgré un recul de 25%. L’indice est dominé par une poignée d’entreprises technologiques qui monopolisent leur marché sans beaucoup d’investissements visibles en capitaux, comme Facebook, Amazon, Apple, etc. La protection de leur rentabilité est plus fragile que ce que les estimations de cours laissent entendre. La course folle vers une capitalisation boursière de 1.000 milliards de dollars s’est inversée en course pour être la première entreprise à voir partir 500 milliards de dollars en fumée.


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