Les 5 actions préférées de...

Pierre Pincemaille ©doc

Pierre Pincemaille et Augustin Picquendar (DNCA Finance) nous révèlent leurs actions préférées.

Cap Gemini

Nous considérons que le développement de la "digitalisation" à tous les niveaux de l’économie procure suffisamment de visibilité pour viser 5% de croissance par an sur les 3 prochaines années. La montée en puissance de projets devrait permettre une génération de marge plus élevée grâce à un offshoring stable (57%) et la mise en place de programmes d’efficience (industrialisation, automation). Nous continuons de penser que CapGemini est l’acteur européen le mieux placé pour profiter de la vague de digitalisation, représentant désormais 45% de son chiffre d’affaires, pour un rythme de croissance de + 20%.

Sanofi

Après des années de transition, le groupe présente une meilleure productivité de la R&D (cabivi, libtayo, dupixent) grâce à un management plus volontariste sur les initiatives de transformation (production, cost cutting). La dernière publication ayant entraîné des upgrade de la part du consensus, le groupe présente une des plus fortes inflexions de bénéfice par action en 2018 et 2019 dans l’univers des groupes pharmaceutiques. Par ailleurs, la valorisation attractive avec un rapport cours bénéfice 2019 à 12,9 et un rendement du dividende solide à 4,2% nous conforte dans notre conviction.

Bouygues

Le profit warning du troisième trimestre nous semble bien être un élément exceptionnel, mais la bonne tendance dans les télécoms et la reprise de la division construction devrait soutenir la croissance en 2019. La valorisation est revenue sur des niveaux très attractifs avec un rapport cours bénéfice 2019 à 11 et un rendement du dividende à 5,5%.

Engie

Après dix années de cessions et restructurations, le groupe peut enfin envisager un nouveau cycle de croissance. Celui-ci sera basé sur une reprise de l’activité de génération, la solidité des activités de services énergétiques aux entreprises et collectivités ainsi que sur l’ajout de capacités renouvelables. Le niveau d’endettement contenu devrait permettre de poursuivre une stratégie de croissance opportuniste et aussi maintenir les plans de Capex nécessaires à la croissance des activités régulées. Le titre se traite actuellement avec une décote de 10% par rapport au secteur (PE 2019 à 12 et rendement du dividende de 6%), qui nous paraît injustifié au regard des perspectives du groupe.

Royal Dutch Shell

L’acquisition de BG et la cession d’actifs ont permis d’améliorer structurellement la qualité du portefeuille amont en plus d’une division aval performante. Le groupe profite désormais d’un bilan solide et de la baisse des coûts pour lancer de nouveaux projets à forte marge. RDS est également en avance sur ses concurrents au niveau de la transition énergétique en se développant dans la production et la distribution d’électricité, sécurisant ainsi un prochain relais de croissance à plus long terme. Enfin, la discipline sur le plan d’investissement va permettre un retour à l’actionnaire attractif avec un rendement du dividende de l’ordre de 6% ainsi qu’un programme de rachat d’actions.

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