Les actions préférées de Pieter Tobback

Le choix de Pieter Tobback, gestionnaire de fonds chez Van Lanschot.

Schneider Electric [[urn:issue:360017074]]

Schneider Electric est connu pour être le spécialiste en gestion de l’automatisation et de l’énergie. L’entreprise surfe sur la vague de la demande mondiale pour plus d’efficacité et de prise de conscience en matière de consommation d’énergie. Les produits et services installés par Schneider bénéficient d’un niveau élevé de "switching cost" (frais liés à un changement de fournisseur, NDLR) pour les clients finaux. Par exemple, si un client décide de remplacer un système électrique critique, il sera exposé à un coût d’opportunité ("opportunity cost" ou coût de renonciation, NDLR) plus élevé car il devra fermer son implantation et tester le nouveau système à grande échelle. Après des acquisitions évaluées à 16 milliards d’euros en dix ans, le management devra se concentrer au cours des prochaines années sur la rationalisation des activités existantes. L’action Schneider se négocie à un ratio cours/bénéfice de 15.

Novartis [[urn:issue:485000000]]

Le groupe suisse Novartis est actif dans le secteur pharmaceutique (Novartis Pharmaceuticals), les soins ophtalmologiques (Alcon) et les médicaments génériques (Sandoz). Le retard – plus important qu’attendu – dont a souffert le lancement du médicament Entresto et le ralentissement observé chez Alcon se sont traduits par des résultats inférieurs aux attentes. Ces deux éléments expliquent le retard accusé par l’action depuis septembre 2015 par rapport au secteur. Depuis lors, les résultats des tests sur l’Entresto ont démontré que les risques de décès des patients souffrant de maladies cardio-vasculaires étaient fortement réduits. Les prochains trimestres devraient donc voir une accélération de la hausse du chiffre d’affaires d’Entresto. Et en 2017, Alcon devrait renouer avec la croissance. Novartis offre à ses actionnaires un rendement du dividende de 3%.

Mondelez International [[urn:issue:350008471]]

Le portefeuille de Mondelez International comprend sept marques qui génèrent chacune plus d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires. Parmi les plus connues, on peut citer Côte d’Or, LU, Milka et Oreo. Les marges bénéficiaires réalisées sur les marchés émergents sont sous pression. Mais la grande diversification du portefeuille – tant géographique qu’en termes de produits – devrait permettre au groupe de résister à ces pressions. Mondelez ambitionne de réduire ses coûts de 1,5 milliard de dollars en améliorant l’efficacité de son réseau de production. Si les actionnaires doivent se contenter d’un dividende modeste, ils peuvent par contre compter sur un programme généreux de rachat d’actions.

Ericsson [[urn:issue:350198668]]

Ericsson est une entreprise suédoise qui produit des équipements pour les opérateurs télécoms du monde entier. Actuellement, 50% du chiffre d’affaires proviennent de composantes de réseau. Près de 40% du trafic mondial de données mobiles se fait via les équipements fournis par Ericsson. Les principaux clients finaux sont les groupes de télécom Verizon, AT&T et Vodafone. Par ailleurs, les prestations de services génèrent un chiffre d’affaires de plus en plus important. La reprise de Telcordia en 2012 a permis de prendre ce virage stratégique. Les marges bénéficiaires de ce nouveau segment sont plus élevées et moins cycliques. Ericsson applique une politique de dividende stable, et dispose d’une trésorerie nette de 29 milliards de couronnes suédoises (environ 3,2 milliards d’euros). Le rendement net du dividende se monte actuellement à près de 5%.

Gilead Sciences [[urn:issue:350114020]]

Gilead Sciences est une société de biotechnologie spécialisée dans le traitement des maladies infectieuses. Son portefeuille actuel comporte 22 médicaments concentrés sur le sida et l’hépatite C. Le chiffre d’affaires des médicaments contre le sida (Viread et Truvada) atteint 10 milliards de dollars. Par ailleurs, Gilead a généré l’an dernier un chiffre d’affaires de 19 milliards de dollars avec le Sovaldi et l’Harvoni (hépatite C). Solvadi est passé dans le portefeuille de Gilead suite à l’acquisition de Pharmasset en 2012. L’efficacité conjointe du département de production et des services commerciaux permet d’engranger de confortables marges bénéficiaires. La marge nette se situe juste sous les 60%. Le cours de l’action reflète un ratio cours/bénéfices de 8.

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