Les cinq actions préférées de Patrick Nollet

©Dries Luyten

Patrick Nollet, directeur VFB (Fédération Flamande des Investisseurs) nous révèle ses actions chouchous. Un choix très belgo-belge!

Engie

Engie semble avoir définitivement amorcé son revirement. Le processus de transformation "‘16-’18" est déjà bien avancé. L’entreprise a vendu des actifs et de nombreux projets d’énergie "verte" ont été réalisés. Au cours du premier semestre, le groupe s’est développé de manière organique sur tous les plans. Les objectifs de l’exercice en cours ont été confirmés: un bénéfice net récurrent de 2,4 à 2,6 milliards d’euros, soit environ 1 euro par action. L’entreprise distribuera un dividende de 0,70 euro (soit 5,1% brut) par action, dont la moitié en octobre. Les dettes ont été réduites et les ratios sont positifs: cours/bénéfice: 13,7; cours/valeur comptable: 0,77 et valeur intrinsèque/ebitda: 5,5.

Le premier semestre s’est avéré excellent pour Quest for Growth . Soutenu par les solides performances du secteur technologique, la valeur intrinsèque de ce fonds de Private Equity a augmenté d’un peu plus de 16%, pour atteindre 10,36 euros par action (au 30 juin 2017). Sur la base de l’évolution des indices boursiers, nous pouvons supposer qu’elle n’a pas baissé depuis lors. Au contraire. Le cours n’ayant pas connu la même progression que la valeur intrinsèque de l’action, la décote atteint à nouveau plus de 20%. Un chiffre qui n’est pas particulièrement élevé, mais qui pourrait encore diminuer puisqu’il s’avère de plus en plus certain que l’entreprise distribuera un dividende pour l’exercice 2017.

La poste belg e n’est certainement pas l’entreprise la plus sexy de la Bourse, et nous l’achetons uniquement pour le rendement du dividende. L’an dernier, il se montait à 1,31 euro brut par action, et peut-être augmentera-t-il quelque peu cette année pour atteindre 1,32 à 1,33 euro (près de 6% brut). Traditionnellement, la majeure partie de ce dividende est déjà versée en décembre, à titre d’acompte. Si nous le déduisons du cours et que nous tenons compte de la trésorerie, l’action se négocie à seulement 12 fois les bénéfices. Nous estimons que l’entreprise se portera bien aussi longtemps qu’elle réussira à compenser plus ou moins le recul du courrier postal traditionnel par la hausse de la distribution de colis.

Chez le spécialiste en IT RealDolmen , il ne faut pas non plus s’attendre à des nouvelles spectaculaires, car l’entreprise est gérée de manière conservatrice. RealDolmen a clôturé son dernier exercice (fin mars) avec un bénéfice de 2,13 euros par action et devrait distribuer en septembre un dividende de 0,69 euro par action (2,7% brut). Cette année, on s’attend à un bénéfice proche de 2,20 euros par action. Si nous déduisons du cours l’abondante trésorerie de près de 5,20 euros, l’action se négocie à seulement 9,5 fois les bénéfices. Le cours de l’action est inférieur à la valeur comptable, qui se situe à environ 29 euros. Point négatif: quid des pertes reportées suite aux modifications attendues de l’impôt des sociétés?

Ter Beke annoncera ses résultats semestriels le 1er septembre. De fait, nous prenons certains risques en reprenant cette action dans notre classement. D’autant que depuis fin 2014, son cours a beaucoup souffert. De plus, le marché de la charcuterie n’est pas un secteur en croissance. Mais grâce à la création de nouveaux produits - à la fois en charcuterie, dans la découpe et l’emballage et dans les plats préparés - à son expansion géographique et à des acquisitions, le groupe affiche malgré tout à terme l’ambition de doubler son chiffre d’affaires. Le ratio cours/bénéfice se monte à plus de 20, mais le ratio valeur intrinsèque/cash flow - soit 8,5 - est bien meilleur.

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