Les cinq actions préférées de Sandra Vandersmissen

©RV DOC

Le choix de Sandra Vandersmissen | Senior equity specialist chez BNP Paribas Fortis.

Ahold Delhaize [[urn:issue:11755]]

Il est évident que le groupe fait face à des défis. Il n’en reste pas moins que la valorisation de l’action est trop basse (nous payons 11 fois le bénéfice en 2018) et que le groupe dispose de plusieurs atouts. Food Lion affiche de bons résultats depuis des années, aux côtés de Wal-Mart. Les principales raisons qui expliquent le mariage entre Ahold et Delhaize étaient précisément de faire face au contexte difficile du secteur aux Etats-Unis. Par ailleurs, avec ses activités de commerce en ligne aux Pays-Bas, le groupe dispose probablement des meilleures activités d’e-commerce du monde. Une chose reste à améliorer: mieux rentabiliser les activités existantes de commerce en ligne aux Etats-Unis. Enfin, il faut souligner les généreux dividendes.

Bpost [[urn:issue:60010228]]

On s’attend à une croissance de 75% du secteur de la distribution de colis en Belgique, et un doublement du trafic international au cours de la période 2016-2020. Cette évolution devrait compenser la baisse continue des revenus liés au courrier postal, et  combinée à la reprise de sociétés innovantes  permettre à bpost d’augmenter ses flux de trésorerie d’au moins 6% au cours de la même période. Le rendement du dividende est intéressant. Récemment, certaines rumeurs ont fait état d’un probable renforcement des réglementations, mais pour l’instant, elles ne constituent pas encore une menace.

Engie [[urn:issue:360194010]]

Le retour de la croissance est enfin en vue, avec une accélération attendue à partir de 2019. La préférence d’Engie porte sur les services d’utilité publique réglementés, y compris les énergies renouvelables et le stockage d’énergie, ainsi que sur les secteurs qui misent sur la tendance à l’efficacité énergétique. Nous nous attendons également à ce que le groupe réalise de nouvelles acquisitions. Le rendement du dividende est de 5%. Les actions continuent à se négocier avec une légère décote par rapport à la moyenne du secteur.

HeidelbergCement [[urn:issue:480130150]]

HeidelbergCement est le deuxième plus important producteur de ciment au monde. Il réalise 27% de son chiffre d’affaires en Europe de l’ouest et du sud, 24% en Amérique du nord, 18% en Asie de l’Est, 14% en Europe de l’Est et au Moyen-Orient, et 10% en Afrique. Nous considérons le recul du cours cette année comme une opportunité d’achat, car le groupe devrait profiter de la conjoncture européenne favorable dans le secteur de la construction, d’une meilleure utilisation de ses capacités de production, et de synergies supplémentaires suite à l’intégration de l’entreprise Italcementi, récemment acquise. Comparée aux autres entreprises industrielles, la valorisation de l’action est relativement attrayante.

Orange Belgium [[urn:issue:60115798]]

Orange est confronté à plusieurs facteurs négatifs  connus  comme l’augmentation de la concurrence en matière de prix sur le marché de la téléphonie mobile en Belgique, et la disparition de la redevance Telenet MVNO en 2019. Malgré tout, pour 2017, le management s’attend à des flux de trésorerie stables. Pondérés pour tenir compte de l’impact de la suppression des tarifs de roaming en Europe, cela implique une croissance de 10%. La valorisation est basse (EV/Ebitda: 4,7) et la fin de l’année pourrait signer l’arrivée d’un levier positif: la révision à la baisse des prix de gros qu’Orange Belgium paie aux câblo-opérateurs pour utiliser leur réseau. Cela devrait lui permettre d’augmenter ses marges ou de baisser davantage ses prix.

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