Les cinq actions préférées de Thomas Stul

©TENEY JEAN-PIERRE

Sanofi, Solvay ou encore Schneider Electric, voici le choix de Thomas Stul, de Leleux Associated Brokers.

Greenyard Foods

Acteur belge d’envergure mondiale dans le domaine des fruits et légumes, Greenyard Foods – en l’absence de résultats probants et de visibilité suite à l’intégration d’Univeg et de Peatinvest – pourrait bien être redécouvert. La reprise de Lutèce constitue un beau complément à l’activité de l’entreprise, avec un impact limité sur son endettement. Une trésorerie solide, un portefeuille appréciable de clients, des rachats ciblés, une augmentation de l’effet de taille, des synergies, la réduction de son endettement, et une valorisation attrayante (valeur d’entreprise/ebitda de 7) donnent à l’action un beau potentiel de hausse. La possibilité de fournir Delhaize, en plus d’Ahold, en fruits et légumes pourrait booster le cours de Bourse.

Solvay

Grâce à sa forte diversification, Solvay, notre fleuron national, domine 90% de ses marchés finaux et affiche les marges les plus importantes de son secteur. Grâce à la reprise de la firme américaine Cytec, la cyclicité des activités du groupe s’est à nouveau réduite, et la visibilité des cash flows s’est grandement améliorée, ainsi que son profil de croissance. La correction qui a suivi sa récente augmentation de capital et la morosité de l’environnement macroéconomique ont rendu la valorisation de l’action plus attrayante que celle de ses concurrents: ratio cours/bénéfice de 10, ratio cours/valeur comptable de 0,9 et rendement du dividende supérieur à 4%. La vente de la division polyamides pourrait pousser le cours à la hausse en 2016.

Royal Dutch Shell

La célèbre société pétrolière souffre du malaise qui touche son secteur. Malgré des doutes quant au maintien de son dividende et à l’intégration de BG, Shell reste une valeur à dividende. La rationalisation des activités, les perspectives de croissance dans le secteur du LNG (Liquefied Natural Gas), les perspectives de synergies et la solidité de son bilan devraient permettre à Shell de poursuivre une politique généreuse en matière de dividende. Par ailleurs, le dividende et les capex (capital expenditures) sont couverts par le cash flow organique. Une reprise du prix du pétrole pourra révéler ses qualités, en particulier son intéressante valorisation (cours/valeur comptable par action de 0,8) et son dividende attrayant (rendement du dividende supérieur à 8%).

Schneider Electric

Ce spécialiste en efficacité énergétique et en automation est leader du marché dans presque toutes ses activités, et peut compter sur son "pricing power". 30% du chiffre d’affaires sont liés au marché de la construction, dont on attend une reprise en 2016. L’entreprise est bien positionnée pour profiter cette année de la tendance au stockage d’électricité (à domicile, dans les centres de données, etc.) avec les systèmes EcoBlade, dont la batterie offre actuellement la solution la plus rentable du marché (moins chère que Tesla). Enfin, l’action Schneider se négocie aujourd’hui à un prix très attractif (ratio cours/bénéfice 12 et rendement du dividende supérieur à 4%), sans oublier la solidité de son bilan.

Sanofi

Pour le géant pharmaceutique français Sanofi, le succès de ses nouveaux produits phares (comme le médicament contre la dengue) devrait être au rendez-vous en 2016. Le groupe traverse aujourd’hui une phase de transition avec une baisse des perspectives de croissance (hausse limitée en 2016 et 2017). Néanmoins, Sanofi bénéficie d’une puissance de feu non négligeable (près de 20 milliards de dollars) pour réaliser de nouvelles acquisitions et améliorer sensiblement son profil de croissance. La valorisation de l’action souffre anormalement (ratio cours/bénéfice 13) d’une perception négative de sa croissance actuelle, alors qu’elle dispose d’un pipeline de produits nettement sous-évalué. La politique de dividende du groupe est durable.

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