A Calais, des routiers ralentissent pour réclamer la fermeture de "la jungle"

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Près de 80 camions et tracteurs tentent de bloquer une autoroute à proximité de Calais, dans le but de protester contre la présence du camp de migrants surnommé "la jungle". En partie évacué en février dernier, le camp a vu sa population grossir durant l'été.

A l'appel de syndicats de transporteurs routiers, de syndicats agricoles et de représentants socio-économiques de la région de Calais, deux convois d'une quarantaine de camions et de tracteurs chacun ont mené une "opération escargot", visant à bloquer l'autoroute A16 à proximité de la ville portuaire.

Un geste de protestation dont l'objectif est de dénoncer la présence du camp dit de "la jungle", où résident entre 6.900 et 9.000 migrants dans des conditions très rudes. A Calais, la tension règne alors que la population du camp a presque doublé entre juin et septembre

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Les transporteurs se plaignent de subir les assauts de migrants, qui dressent des barrages à l'aide de pneumatiques, de branchages et de mobilier urbain pour tenter de monter dans les camions en partance pour la Grande-Bretagne par le tunnel sous la Manche.

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"Avant, c'était simplement des tentatives pour monter dans les camions. Maintenant il y a des saccages, de la casse, les bâches sont lacérées, les marchandises pillées ou détruites, ce n'est plus acceptable", explique David Sagnard, transporteur à Calais et président départemental de la Fédération Nationale des Transporteurs Routiers (FNTR). Selon lui, les conducteurs routiers travaillent "la peur au ventre" et les conséquences économiques sont graves.

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Vendredi passé, le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve ​annonçait dans le cadre d'une visite à Calais qu'il comptait démanteler totalement le camp de migrant, sans toutefois donner de calendrier.

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En février dernier, la partie sud du camp avait déjà été évacuée par la force. Force est de constater que plusieurs mois plus tard, le camp existe encore et que les projets de relocalisation des migrants semblent toujours aussi absents des plans de démantèlement. 

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