Doutes autour de la famille syrienne demandant un visa

©BELGA

Alors que Theo Francken (N-VA) fait tout pour empêcher une famille syrienne d'obtenir un visa en Belgique, des informations indiquent que le père aurait voyagé aux Emirats arabes unis et en Inde ces dernières semaines.

Le père de la famille syrienne d'Alep qui tente d'obtenir un visa pour la Belgique aurait passé deux semaines à l'étranger, probablement pour affaires, entre fin novembre et début décembre, alors que ses avocats affirment que la famille était coincée et en danger à Alep, rapporte Het Laatste Nieuws.

D'après des documents de voyage que le quotidien néerlandophone s'est procurés, Mohamad Omar N., 38 ans, s'est rendu au Liban le 26 novembre 2016 pour y voyager vers les Emirats arabes unis. Il aurait ensuite pris l'avion pour l'Inde, d'où il est revenu au Liban le 10 décembre avant de rejoindre sa famille à Alep.

Selon Het Laatste Nieuws, l'homme voyageait probablement pour affaires, étant donné qu'il travaille pour la chambre du commerce à Alep.

On attend maintenant la réaction des avocats de la famille.

Les faits

Début décembre, la cour d'appel de Bruxelles a condamné l'Etat belge à respecter une décision du Conseil du contentieux des étrangers qui lui imposait de délivrer des visas ou laissez-passer à un couple de Syriens et leurs deux enfants mineurs qui résident à Alep. La Cour avait rappelé le caractère exécutoire de cette décision et enjoint aux autorités de la respecter sous peine d'une astreinte de 4.000 euros par jour de retard.
Un huissier avait ensuite présenté au cabinet Francken un commandement à payer 20.000 euros.
Mais la cour d'appel a  suspendu ces astreintes en raison des questions préjudicielles posées dans le cadre d'une autre affaire similaire. Le 8 décembre, le CCE a en effet sollicité la Cour constitutionnelle et la Cour de justice de l'Union européenne notamment sur l'application des droits fondamentaux aux étrangers qui ne se trouvent pas sur le territoire belge. Cette affaire-là concerne un couple de chrétiens d'Alep et leurs trois enfants.

Le 31 octobre, un huissier débarquait au cabinet Francken ©Tim Dirven

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