"Je suis réfugié et je veux apprendre le néerlandais"

Le site encourage et facilite la rencontre entre les volontaires et les réfugiés. ©© Christian Charisius/dpa/Corbis

Une startup anversoise vient de développer un site sur lequel les réfugiés peuvent demander de manière très directe l'aide de la population. L'initiative a déjà reçu le soutien de Fedasil.

Bien que le site www.offerhelp.be soit encore à ses balbutiements, la simplicité de son interface fait mouche. Sur la page d'accueil, deux choix: "Je suis un assistant" ou "Je suis un réfugié". Imaginé par la statup anversoise RBLS, l'idée est de faciliter la rencontre et les contacts entre la population et les réfugiés.  

Mode d'emploi

Pour le réfugié, une inscription est requise où numéro de téléphone et localisation doivent être précisés. En option: la possibilité d'ajouter une photo et une description. Mais il s'agit surtout pour eux de répondre à une question simple: "de quel genre d'aide avez-vous besoin?". Et pour répondre, pas besoin d'écrire quoi que ce soit, il suffit de cliquer sur une des présélections réparties quatre catégories: Soins, travail, éducation, biens. 

Résultat, en quelques clics la personne peut passer une annonce, exprimant son envie/besoin d'apprendre le néerlandais, de recevoir des soins, des affaires de camping ou encore... un instrument de musique. Et de leur côté, les volontaires aperçoivent en un coup d'oeil l'aide souhaitée, la localisation de la personne ainsi que son numéro de téléphone (ceux-ci ont été supprimés manuellement dans l'image ci-dessous). 

Capture d'écran OfferHelp

La simplicité, c'était bien l'objectif de la startup RBLS en créant ce site. "Ils peuvent faire savoir de manière extrêmement simple ce dont ils ont besoin", explique Benjamin Eysermans de RBLS.

Mais ce site est plus qu'une simple initiative citoyenne. La startup a en effet des contacts avec Fedasil et différentes ONG comme la Croix Rouge et Caritas. Offerhelp n'en est qu'à son début et se limite pour le moment à la Belgique. Néanmoins, vu l'ampleur de la crise migratoire, il pourrait également être lancé dans d'autres pays européens.

Le site est disponible en près de 90 langues.

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