"L'hypocrisie est la vaseline de la rue de la Loi et du rond-point Schuman" (Francken)

Une nouvelle polémique autour de Theo Francken... ©BELGA

La polémique enfle et les deux camps s'en donnent à coeur joie. Theo Francken réagit à la polémique née de ses propos relatifs au refoulement éventuel de bateaux de migrants.

A son arrivée mardi au Conseil des Affaires intérieures, Theo Francken (N-VA) avait affirmé qu'il plaiderait auprès de ses homologues pour la méthode adoptée par l'Australie en matière de migration. Une approche partisane d'une immigration choisie et ciblée, rejetant de manière radicale toute migration illégale. Le secrétaire d'Etat avait également insisté pour que l'Europe puisse à nouveau réaliser des refoulements (push-backs) de bateaux de migrants. Lors d'une interview, il avait d'ailleurs déclaré qu'il faudrait pour ce faire contourner l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), avant de nuancer ses propos quelques heures plus tard, affirmant ne pas vouloir contourner l'article 3, "mais bien l'interprétation large qu'en a donnée la Cour européenne des droits de l'homme".

L'opposition s'était dressée d'un bloc. Et Charles Michel dans tout ça? Il ne dit rien?

Si, il a réagi ce mercredi matin. "La Belgique respecte et respectera les conventions européennes et internationales" en matière d'asile et d'immigration, a assuré le Premier ministre, en marge d'une visite dans les bureaux d'Europol à La Haye, aux Pays-Bas.  "Je constate que, dans l'opposition, certains veulent détourner l'attention et éviter systématiquement les sujets de fond. La Belgique respecte et respectera les conventions européennes et internationales."

Mais voilà que Theo Francken en rajoute une couche.

"L'hypocrisie est la vaseline de la rue de la Loi et du rond-point Schuman", a estimé sur la VRT le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration.

Mercredi, le secrétaire d'Etat a reconnu qu'il n'aurait pas dû employer le mot "contourner", mais qu'il aurait plutôt dû parler de "réorienter les bateaux vers la Tunisie". Il a ensuite précisé qu'il ne visait pas une violation massive de l'article 3. Le nationaliste flamand a par contre très peu goûté à la réponse du commissaire européen Avramopoulos à ses propos. Ce dernier avait déclaré que "le modèle australien ne serait jamais suivi en Europe" et précisé qu'il n'y aurait pas de "push-backs" vers l'Afrique du Nord.

Selon Francken, le commissaire s'est toutefois déjà rendu en Tunisie pour parler de ce sujet.

"Nous (l'UE, NDLR) avons conclu un deal avec la Turquie d'Erdogan et un autre avec les milices en Libye, qui en matière de droits de l'homme sont championnes en Afrique", a aussi lâché Francken.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content