L'immigration, un choix payant à long terme selon le FMI

©AFP

Le Fonds monétaire international soutient que les flux migratoires peuvent avoir des effets positifs à long terme sur l'économie des pays hôtes, à condition de relever certains défis.

"Les migrations peuvent provoquer des tensions sociales et des réactions politiques hostiles dans les pays hôtes mais l'expérience passée suggère qu'elles peuvent aussi offrir des gains en termes de plus forte croissance, de productivité et de remède au vieillissement de la population", peut-on lire dans le dernier rapport du FMI, publié en préambule de l'assemblée annuelle du Fonds qui aura lieu la semaine prochaine.

Non sans reconnaître les "défis" que représentent les flux migratoires, le Fonds défend dans ce texte les bienfaits économiques de l'accueil de populations étrangères pour les pays hôtes. 

Selon les experts du FMI, une augmentation d'un point de pourcentage de la proportion de migrants dans la population adulte du pays hôte peut ainsi doper le PIB par habitant de "2% à long terme".

Le Fonds note toutefois qu'une intégration rapide de ces nouvelles populations est "cruciale" et qu'elle doit être favorisée par des mesures qui peuvent s'avérer "coûteuses dans le court terme" pour le pays d'accueil, comme l'aide à l'apprentissage des langues, les formations, etc. 

 Il reconnait également que les réfugiés posent un "défi supplémentaire" en raison de l'incertitude entourant leur statut et de l'interdiction qui leur est faite de travailler tant que le droit d'asile ne leur a pas été accordé.

"Les efforts devraient se concentrer sur l'encouragement de la coopération entre les pays d'origine et les pays hôtes, incluant la facilitation des transferts d'argents, la protection du droit du travail, et la promotion d'un environnement de travail sûr pour les migrants", conclue le chapitre portant sur ce sujet.

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