La "jungle" de Calais sera bien évacuée

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La justice française a validé l'ordre d'évacuation partielle de la "jungle" de Calais, malgré les revendications de plusieurs associations. Les espaces sociaux seront toutefois épargnés.

L'arrêté d'expulsion du sud de la "Jungle" de Calais s'applique, sauf dans les espaces sociaux, a indiqué jeudi un porte-parole de la préfecture du Pas-de-Calais informé de la décision du tribunal administratif de Lille. 

Huit associations avaient saisi la justice en référé à ce sujet, affirmant que l'opération, initialement prévue mercredi, a été décidée sans proposer des solutions alternatives suffisantes. Elles soulignaient aussi que le nombre de migrants concernés par l'évacuation, de l'ordre d'un millier selon l'État, était en réalité plus de trois fois plus élevé.

Manuel Valls a assuré mardi que l'évacuation prendrait "le temps nécessaire" pour apporter une "réponse humanitaire" aux migrants en quête d'un passage vers la Grande-Bretagne.

Contrôles belges

Jan Jambon, le ministre belge de l'Intérieur, craint un afflux de ces migrants désormais éjectés de la partie sud de la "jungle". Il a dès lors rétabli des contrôles à la frontière belgo-française, dérogeant ainsi "temporairement" aux règles de l'espace Schengen. Son homologue français, Bernard Cazeneuve, a vivement critiqué cette décision.

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