Le navire Lifeline attend en mer avec 230 migrants une solution diplomatique

©EPA

Rome refuse de laisser le navire entrer dans un port italien. L'ONG qui l'a affrété craint "une situation semblable à celle de l'Aquarius".

Le Lifeline, un navire menacé de mise sous séquestre par l'Italie, attend dans les eaux internationales une solution diplomatique et un approvisionnement pour les quelque 230 migrants à bord, a indiqué ce samedi l'ONG allemande Lifeline, qui l'affrète.

Rome a exclu de laisser le navire entrer dans un port italien. "Nous attendons une solution diplomatique, des discussions sont en cours entre différents Etats" pour accueillir le Lifeline et les naufragés, a déclaré à l'AFP Axel Steier, le représentant en Allemagne de l'organisation.

Il doit y avoir ce dimanche un ravitaillement depuis Malte "pour apporter des couvertures, des médicaments, de la nourriture", a-t-il ajouté.

L'Italie accuse l'ONG Lifeline d'avoir agi en contravention du droit international en prenant à son bord les migrants alors que les garde-côtes libyens étaient en train d'intervenir. L'organisation assure être venue en aide à des naufragés en perdition, environ 230 personnes dont 14 femmes et 4 enfants. M. Steier a aussi rejeté les affirmations de Rome qui accuse le navire de battre illégalement pavillon néerlandais. La représentation des Pays-Bas auprès de l'Union européenne a pour sa part assuré que le navire n'apparaît pas dans les registres navals néerlandais. "Tous nos documents sont en ordre, tout est légal", a dit M. Steier, confirmant le pavillon néerlandais du navire et assurant ne pas "comprendre" ces accusations.

L'ONG See Eye, dont le navire Seefuchs a aussi été menacé de mise sous séquestre par l'Italie pour cette même raison, n'était pour sa part pas immédiatement joignable samedi matin. L'ONG Lifeline a dit craindre vendredi "une situation semblable à celle de l'Aquarius", un navire humanitaire affrété par l'ONG française SOS Méditerranée, qui a été accueilli par l'Espagne dimanche dernier, une semaine après le refus de l'Italie et de Malte d'ouvrir l'un de leurs ports. Les 630 migrants, que le navire transportait initialement avait été en partie transbordés vers deux navires italiens, et les trois bateaux avaient ensuite fait route vers l'Espagne.


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