Parfum de scandale autour de policiers rapatriant des illégaux

Au cabinet de Jan Jambon, on confirme le problème. ©BELGA

Certains agents chargés de rapatrier des illégaux reviennent en Belgique via des destinations de vacances ou ont recours à des prostituées. Le ministre de l'Intérieur confirme le problème.

L'affaire a été révélée par VTM, sur base d'un rapport d'audit, et confirmée au cabinet du ministère de l'Intérieur. Une certaine culture du profit personnel règne au sein du service de police en charge du rapatriement des illégaux.

 

• Quelles sont ces révélations? Plusieurs exemples sont donnés, montrant que certains des "escorteurs", ces agents qui accompagnent les étrangers lors du voyage de retour vers leur pays, s'octroieraient toute une série d'avantages lors de ces rapatriements, au détriment de l'Office des étrangers.

→ Certains agents reviendraient ainsi en Belgique via des destinations de vacances telles que Dubaï ou Bangkok, réserveraient des billets d'avion en classe business et logeraient dans des chambres d'hôtel au prix élevé. Le tout aux frais de l'Office des étrangers, qui ordonne les opérations de rapatriement.

→ Certains agents ont eu recours à des prostituées ou ont fait des achats en taxfree. Selon le rapport, les responsables du service en question auraient "fermé les yeux sur le comportement inapproprié de collaborateurs à l'étranger".

 

• Le problème est connu... et réglé?

Par la voix de son porte-parole, Peter De Waele, la police fédérale précise que de nouvelles dispositions ont entre-temps été prises avec l'Office des étrangers.

Le ministre de l'Intérieur confirme la révélation de cette culture du profit. "Cela prouve que la police est une organisation qui fait son autocritique et qui se remet en question", commente ainsi Olivier Van Raemdonck, porte-parole de Jan Jambon (N-VA), expliquant que le commissaire-général de la police fédérale avait lui-même demandé cet audit car des demi-vérités circulaient constamment sur le fonctionnement de ce service.

Les recommandations du rapport ont été prises très au sérieux et un groupe de pilotage va suivre de près l'évolution de la situation, assure-t-on encore au cabinet du ministre.

Cela prouve que la police est une organisation qui fait son autocritique et qui se remet en question.
Olivier Van Raemdonck
porte-parole de Jan Jambon

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