"Une réponse au chaos migratoire"

Le corps européen pourra déployer rapidement jusqu'à 1.500 personnes aux frontières concernées. ©REUTERS

L'Union européenne a inauguré en Bulgarie l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes. Le but: assurer un contrôle étroit des frontières extérieures de l'UE.

Le nouveau corps européen de gardes-frontières et de gardes-côtes, qui remplace l'agence Frontex, a été officiellement lancé. Il aura pour mission de mieux contrôler les confins de l'Union européenne et de gérer plus efficacement les flux migratoires.

"C'est exactement la réponse européenne dont nous avons besoin pour faire face aux défis qui se posent en matière de sécurité et de migration au XXIe siècle", a déclaré le commissaire européen chargé de la Migration, des Affaires intérieures et de la Citoyenneté, Dimitris Avramopoulos. ©EPA

"A partir de maintenant, la frontière extérieure d'un Etat membre est devenue la frontière extérieure de tous les États membres, tant du point de vue légal qu'opérationnel" (le commissaire européen en charge de la Migration, Dimitris Avramopoulos)

 

 

Ce corps européen a été conçu comme une force de réaction rapide susceptible de se déployer partout où se produira un accroissement aigu de l'immigration.

En vertu des textes votés par le Conseil et le Parlement européen, les autorités nationales continueront à gérer leurs frontières au jour le jour, mais pourront, si des frontières extérieures de l'Union sont menacées, demander de l'aide à l'agence européenne de gardes-côtes et gardes-frontières.

©EPA

Cette nouvelle structure doit être en mesure de déployer rapidement jusqu'à 1.500 personnes aux frontières concernées. Elle ne possède pas ses propres gardes, mais peut faire appel à des équipes et des moyens techniques fournis par les États membres. Ces derniers seront obligés de répondre aux demandes de l'agence à partir de décembre 2016.

Le nouveau corps européen, sur la base de l'actuelle agence Frontex de contrôle aux frontières, disposera d'un millier de membres. ©EPA

La nouvelle structure pourra également acquérir son propre matériel, alors que Frontex devait systématiquement adresser des demandes de contributions aux États membres, souvent peu pressés d'y répondre. Elle devra par ailleurs maintenir une veille permanente sur la situation aux frontières extérieures de l'UE et détachera ainsi des agents de liaison dans les États membres où les frontières sont sous pression.

120 gardes serotn postés à la frontière bulgaro-turque, où le gouvernement de Sofia a érigé une barrière, réduisant d'un tiers le nombre d'arrivées cette année (12.500) par rapport à 2015. ©EPA

• Pas assez de gardes? Si des insuffisances sont repérées, l'agence sera habilitée à exiger des États membres qu'ils adoptent, en temps utile, des mesures correctives. Dans les situations d'urgence qui menacent le fonctionnement de l'espace Schengen et si les insuffisances ne sont pas corrigées, l'agence pourra intervenir pour que des mesures soient prises sur le terrain même si l'État membre concerné ne sollicite pas son assistance ou qu'il considère qu'une intervention supplémentaire ne s'impose pas.

"Cette nouvelle agence est plus forte et mieux équipée pour aborder les migrations et faire face aux défis sécuritaires aux frontières extérieures de l'UE" (le directeur exécutif de la nouvelle agence, Fabrice Leggeri)

©BELGA

Le remplacement de Frontex par cette nouvelle agence est considéré comme un "grand pas en avant" par le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Theo Francken (N-VA):

"Avec ce nouveau corps européen de gardes-frontières, nous offrons une réponse au chaos migratoire que nous avons rencontré l'année dernière" (Theo Francken)

L'Union européenne a inauguré en Bulgarie l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes ©AFP

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content