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Bernard Serin, PDG de CMI, présenté comme un repreneur potentiel des outils liégeois

©Isopress Sénépart

Les démarches pour la recherche d’un repreneur pour les outils d’ArcelorMittal viennent de commencer. Aucun candidat ne s’est encore manifesté. Mais des observateurs pensent en premier lieu au Français Bernard Serin comme repreneur des outils d’ArcelorMittal à Liège.

"C’est une piste possible", reconnaît un responsable syndical. "C’est quelqu’un de très sérieux qui a démontré ses capacités de gestion d’entreprise. Il a fait de CMI un groupe wallon au rayonnement international", renchérit un autre.

Nous n’avons pas réussi à joindre hier le PDG de Cockerill Maintenance Ingénierie (CMI à Seraing) pour avoir son avis. Mais pour le ministre wallon de l’Économie, Jean-Claude Marcourt (PS), Bernard Serin fait partie des personnes qu’il entend consulter. "Je suis en train de constituer l’équipe qui travaillera avec moi et j’ai déjà dit que je ferai appel au GRE (Groupement de redéploiement économique de Liège). Bernard Serin est très actif au GRE, il y a un rôle significatif et à ce titre, il fera partie des interlocuteurs", nous a-t-il dit.

Retour de Mordashov?

Bernard Serin (62 ans) avait manifesté, en décembre dernier, son intérêt pour la reprise de la sidérurgie intégrée de Florange dont la phase liquide (le chaud) a été condamnée par ArcelorMittal. Il se serait associé, à l’époque, au milliardaire russe, Alexei Mordashov, PDG du groupe sidérurgique Severstal.

S’il s’engage dans la reprise d’ArcelorMittal-Liège avec celui-ci et qu’il l’emporte, ce serait une belle revanche pour le milliardaire russe. En effet, c’est à lui que l’ex-patron d’Arcelor, Guy Dollé, avait fait appel en 2006 pour servir de chevalier blanc lors de l’OPA réussie de Lakshmi Mittal.

Bernard Serin connaît bien les outils d’ArcelorMittal-Liège pour avoir dirigé l’ex-Cockerill Sambre de 1999 à 2002 pour le compte d’Usinor, la maison mère qui deviendra Arcelor par la suite après la fusion avec Aceralia et Arbed. En 2002, il s’associe à Pierre Meyers, un autre ancien de chez Usinor, pour racheter CMI, une filiale de Cockerill, qui emploie aujourd’hui près de 3.200 travailleurs dont un millier en Belgique (90% à Liège) pour un chiffre d’affaires d’environ 735 millions d’euros.

En attendant, selon nos informations, des lettres de consultation pour trouver un organisme spécialisé devant aider le gouvernement wallon à constituer la task force (lire ci-dessus) ont été envoyées hier. "Nous voulons une procédure la plus professionnelle possible pour constituer une équipe de haut niveau. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de nous adjoindre un organisme pour nous aider dans le cadre d’un marché public", nous a expliqué le ministre wallon Jean-Claude Marcourt.

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