Ces véhicules sont désormais interdits dans la capitale

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Une "zone de basses émissions" entre en vigueur sur l’ensemble de la Région. Les véhicules diesel enregistrés avant la fin du mois de décembre 1996 y sont interdits.

Depuis ce 1er janvier, il faut tenir compte à Bruxelles de la "zone de basses émissions" (LEZ, pour son diminutif anglophone), dispositif piloté par la ministre de l’Environnement Céline Fremault (cdH) dans l’espoir d’infléchir le niveau de pollution de l’air dans la capitale, source de nombreux débats ces derniers mois.

Concrètement, cela signifie que désormais il n'est plus question de circuler à l’intérieur des frontières régionales (à l’exception du ring et des voies qui mènent aux parkings de transit Ceria, Stalle et Kraainem) avec un véhicule diesel répondant aux normes environnementales Euro 1 ou inférieures, ce qui correspond aux véhicules immatriculés avant le 31 décembre 1996.

D’année en année jusqu’à 2025, la norme va se durcir pour englober progressivement certains véhicules essence et l’ensemble des véhicules diesel, à l’exception de ceux correspondant à la norme Euro 6. Dans l’état actuel des choses, le premier palier d’interdiction touchera ainsi 0,3% du parc automobile belge (et 0,5% du parc bruxellois). Mais les choses vont évoluer très vite. D’ici 2025, c’est 30% du parc belge actuel qui sera banni de la LEZ.

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La phase d’interdiction qui commence dès janvier sera toutefois marquée par une "phase de rodage" de neuf mois. Et c’est dans le courant du second trimestre que les contrôles seront rendus effectifs et les avertissements dressés en cas d’infraction. Les amendes, dont le montant a été fixé à 350€, attendront quant à elles octobre 2018.

• Quel contrôle? Pour assurer ce contrôle, la Région n’a pas opté pour un système de vignettes, comme à Paris, mais bien pour un réseau de caméras APNR, dites "intelligentes", capables de lire et reconnaître les plaques d’immatriculation. "Actuellement, il y a plus de 70 caméras placées sur 46 sites différents", selon la secrétaire d’État à la Sécurité routière Bianca Debaets, également sur le coup. "Mais les équipes techniques poursuivent leur travail et il y en aura encore 24 en plus d’ici à la fin du mois de janvier. Pour le mois de juin 2018, le planning prévoit d’arriver à un total de 176 caméras installées sur 121 sites différents."

• "Droit de polluer" limité à 8 jours par an. "La mise en place de cette mesure va encore demander du travail", admet de son côté Céline Fremault. Il s’agit notamment de concrétiser la plateforme sur laquelle les propriétaires de véhicules non-autorisés pourront demander des dérogations ponctuelles. Une sorte de "droit de polluer" limité à 8 jours par an et dont le montant journalier est de 35€. Un effort continu va aussi être fourni pour toucher les utilisateurs qui seraient passés à côté de la campagne d’information en cours. Dès le 2 janvier, une information sera inscrite lors du contrôle technique et déterminera jusque quand le véhicule pourra circuler au sein de la zone.

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