"Le nombre de bornes n'est pas un obstacle à l'électrique"

©belga

Fini le problème de la poule et de l’œuf pour la voiture électrique. C’est la Fédération d’ONG Transport & Environnement qui l’assure dans une étude que L’Echo a pu parcourir en primeur.

Si une croyance populaire veut qu’il n’y a pas suffisamment de bornes de recharge, les chercheurs de la Fédération d’ONG Transport & Environnement indiquent le contraire. Aujourd’hui, c’est d’abord le manque d’offre et de choix de voitures électriques qui serait le problème alors que le nombre de bornes de recharge est bien suffisant par rapport au nombre de véhicules qui circulent. L’Europe recommande ainsi d’avoir un point de recharge public pour 10 véhicules. À l’heure actuelle, il existe déjà en Europe un point de recharge public pour 5 voitures.

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point de recharge
L’Europe recommande un point de recharge public pour 10 véhicules


Avec les différents points de recharge en chantier, le réseau devrait être très bon en 2020, année lors de laquelle la flotte de véhicules électriques devrait devenir conséquente en Europe. L’étude met notamment en avant que 1.000 sites de recharge très rapides (150-350kW) seront installés sur le Vieux Continent d’ici 2020. Permettant de recharger 400 kilomètres en 15 minutes. De plus, les sites de recharge rapide classiques de 50kW vont doubler d’ici cette échéance. De quoi avoir des points de recharge tous les 34 kilomètres sur tout le réseau routier européen principal.

Les données étudiées par Transport & Environnement montrent que les chargeurs publics ne sont utilisés que pour 5% des recharges. À mesure que le marché augmente, la demande pour ces points de recharge par voiture diminue.

En Norvège, le marché de loin le plus mature pour la mobilité électrique, à peine 2% des conducteurs dépendent d’infrastructures de recharge publiques pour leur usage quotidien. Ils étaient encore 10% en 2014. 15% des conducteurs norvégiens de voiture électriques utilisent encore les points de recharge une fois par semaine.

Le marché du véhicule électrique a un potentiel énorme selon les mêmes résultats de l’étude, même rien qu’en se focalisant sur les personnes avec un accès à une place de parking et donc à l’installation d’un point de recharge à domicile.

En Europe, la Belgique et la Suède sont d’ailleurs les meilleurs élèves de la classe en ce qui concerne les points de recharge publics " lents " typiquement destinés à être utilisés par les consommateurs n’ayant pas accès à une place de parking fixe. 

" La disponibilité des points de recharge public a un impact psychologique sur la volonté des conducteurs d’acheter une voiture électrique, mais une fois que la décision est prise, ils sont finalement peu utilisés ", détaille l’auteur de l’étude.

L’ACEA, l’association des constructeurs automobiles européens explique souvent que les pays du sud et de l’est seront les laissés pour compte de l’électrique alors que le marché de l’électrique y est quasi inexistant.

Pour Transport et Environnement, il s’agit en fait d’accepter que les 11 pays du nord et de l'ouest de l'UE sont leaders sur le marché et que les autres pays européens auront une dizaine d’année de retard.
Au passage l’association rappelle que des fonds européens seront débloqués pour les infrastructures dans ces pays spécifiques et que ces pays pourront certainement profiter d’un marché de seconde main intéressant des voitures électriques.

 

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