Après Bruxelles, les trottinettes électriques arrivent à Liège et Anvers

©Kristof Vadino

Troty met à disposition des trottinettes électriques partagées à Bruxelles depuis l'été. Le succès est grandissant. Rien qu'à Bruxelles, on compte 3.500 inscrits pour bientôt 60 trottinettes en circulation. Mais la start-up belge en veut encore plus: elle compte conquérir Liège et Anvers.

En Troty Simone! La trottinette électrique partagée à la cote dans la capitale. Lancées le 29 juin, les trottinettes noir et rouge de Troty connaissent un succès grandissant. 

"On compte actuellement 3.500 inscrits sur notre application", se ravit Jean-Paul de Ville, le fondateur, tout en surfant sur son smartphone. "C'est beaucoup trop, car on ne compte que 30 trottinettes pour l'instant. Mais, bonne nouvelle, Bruxelles en comptera 60 d'ici quelques jours." Pour le moment, la zone est limitée de la place Flagey au quartier Schuman et jusqu’à la Grand-Place, sur les communes d’Ixelles, d’Etterbeek et de Bruxelles-Ville. "On va étendre cette zone du Cinquantenaire jusqu'à Montgomery en passant par le boulevard Saint-Michel."


Comment ça fonctionne?

Le principe est simple. Il est calqué sur les voitures partagées ou le système des Villo!. "Vous téléchargez l'application Troty sur votre smartphone. C'est gratuit", poursuit Jean-Paul de Ville. "Vous repérez une trottinette, vous la débloquez avec l'application grâce à un code et c'est parti. Vous payez avec votre carte Visa. 1 euro pour le démarrage puis 0,15 centimes par minute." 

La trottinette est ensuite garée, là où vous le voulez. "Toujours dans la zone, bien entendu. Le soir, nous les récoltons une par une. On les ramène dans un hangar, équipé de panneaux photovoltaïques pour les recharger la nuit." Le lendemain, rebelotte, les deux associés embarquent à nouveau leurs petits deux-roues dans leur camion et les déposent une par une dans ce périmètre prédéfini. 

 

©Kristof Vadino

L'été, ses avantages, ses inconvénients

6
km
En moyenne, l'utilisateur roule à une vitesse de 6 km/h.

Ces derniers jours, plus le thermomètre grimpait, plus les inscriptions s'accumulaient. "La météo est un coup de pouce, un argument pour les utiliser. Je reste cependant méfiant face à cet engouement. Car en hiver, s'il pleut pendant deux mois, vous croyez qu'on va rouler autant avec?", enchaîne-t-il. "Je préfère grandir prudemment."

→ Le hic, c'est que ces températures estivales peuvent jouer des tours à cet engin électrique. En dessous de 3°C et au dessus de 35°C, "le business s'arrête. Pourquoi? Car les trottinettes sont équipées de batteries et de GPS. Elles surchauffent et peuvent déconner! Ce qui est le cas pour le moment."

Anvers et Liège en ligne de mire

Même si son fondateur veut grandir prudemment, il va prochainement exporter son concept à Anvers et Liège. Dans un premier temps, dans la cité Ardente, les trottinettes seront accessibles dans le quartier des Guillemins. "Les zones sont déjà définies. On peut déjà les consulter sur l'application."

12
kg
Une trottinette électrique pèse 12 kilos.


Les concepteurs belges ont bien compris l'enjeu de ce nouveau mode de déplacement. "On se prépare à la concurrence. On sait que les Américains pourraient débarquer", pousuit Jean-Paul de Ville. En effet, à Paris, deux sociétés américaines, Lime et Bird, ont déjà posé leur valises à roulettes. 

Aux États-Unis, la guerre fait rage, notamment à San Francisco, où douze constructeurs se disputent les cinq futurs mandats que s’apprête à distribuer la municipalité. Les aficionados de la trottinettes ont donc le choix!

©Kristof Vadino

20 trottinettes commandées par l'Otan

Troty propose également ses services aux entreprises, en leur vendant le concept dans sa totalité. 

On s'occupe de tout: du périmètre, des trottinettes, de l'application, du système technique, etc.
Jean-Paul de Ville
Fondateur de Troty

A l'Otan, nous avons passé dernièrement un contrat pour plusieurs mois. 20 trottinettes ont été commandées pour que les employés puissent voyager dans leur nouvel environnement à Evere."  Des hôtels bruxellois sont également intéressés.

Importées de Chine

Les petits engins à deux roues sont importés de Chine. "C'est l'idéal car lorsqu'elles arrivent chez nous, on les démonte en y ajoutant nous-mêmes une petite balise GPS", explique-t-il. "En quelques minutes, on peut y ajouter tout le matériel technique. C'est un avantage. Pour l'anecdote, lorsque nous avons livré les 20 trottinettes à l'Otan, nous avions dû les démonter puis les remonter dans leur enceinte. Ils scrutaient chaque pièce détachée pour éviter qu'une petite bombe ne se cache à l'intérieur!"

Aussi, les jours de sommet européen, aucune trottinette ne circule. "Par peur d'attaque terroriste. On pourrait y installer un explosif et faire sauter 30, 40 trottinettes en même temps!", conclut-il. 

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