Au boulot à vélo, en métro ou en auto avec l'appli Olympus de Cambio

Olympus, une spin-off de la SNCB qui appartient aujourd’hui à Cambio, a lancé le 14 septembre une application unique qui prend en charge les transports en commun, les vélos partagés et les voitures partagées de Cambio. ©BELGA

Filiale de Cambio, Olympus se veut une application unique de mobilité avec facturation unique pour les entreprises.

C’est le casse-tête de nombreuses entreprises. D’accord pour offrir de la multimodalité aux employés, tant mieux si le gouvernement met un budget mobilité en place, mais comment gérer cela efficacement? Sur le marché, il n’y avait en effet pas de solution globale pour centraliser des services comme les transports en commun, les voitures et les vélos. Offrir de la mobilité devenait donc coûteux en heures de travail pour les employeurs et très compliqué pour les utilisateurs.

Cela, c’était avant, assure Koen Van De Putte, managing director d’Olympus, une spin-off de la SNCB qui appartient aujourd’hui à Cambio. Depuis le 14 septembre, sa société a lancé une application unique qui prend en charge les transports en commun, les vélos partagés et les voitures partagées de Cambio.

KBC Autolease, Belfius AutoLease et ALD Automotive sont les premières à prendre part à l’aventure. ©rv

Olympus ne va pas proposer son offre directement aux entreprises, et n’a pas vocation à le faire. L’idée n’est pas non plus de réaliser elle-même des factures ni d’avoir des équipes commerciales ou du back-office. "Pourquoi faire cela si d’autres sociétés ont déjà tous ces services, des clients en portefeuille et le business case pour agrandir leur clientèle? questionne Koen Van De Putte. Mon expertise, je l’ai dans le domaine de la mobilité et de la connexion avec les transports publics." Olympus a donc décidé de travailler avec les sociétés de leasing pour lancer son service. KBC Autolease, Belfius Auto Lease et ALD Automotive sont les premières à prendre part à l’aventure.

Chez Belfius Auto Lease, le patron, Vincent Beckers, explique qu’il est évidemment "très difficile de donner un chiffre" sur le potentiel d’affaires qu’amène une application qui vient à peine d’être lancée, mais il est clair que "sur la base des présentations que l’on donne, il y a un intérêt très important chez les clients. Ils peuvent désormais mettre en place des vraies politiques de mobilité".

Chaînon manquant

L’une des clés du succès pourrait venir du fait que l’on peut désormais facturer du transport public dans le B2B, une petite révolution sur le marché. "Je recherchais une solution de ‘pay per use’ avec un système de facturation en B2B, mais elle n’existait pas sur le marché", témoigne Vincent Beckers.

"On veut qu’utiliser différents modes de transport devienne vraiment facile." Koen Van De Putte Managing director d’Olympus

Chez Olympus, on assure que l’application a vocation à être ouverte. Si les nouveaux arrivants sur le marché du carsharing bruxellois comme DriveNow, Zipcar ou Ubeeqo veulent, par exemple, se joindre à l’application, c’est donc possible. "Le futur d’Olympus sera plus robuste si nous sommes ouverts", assure Koen Van De Putte. Il répond de ce fait à une demande du secteur. "Il n’y a pas de place en Belgique pour 10 plateformes différentes. Ce qui est important c’est d’avoir une plateforme qui fait ses preuves et qui est ouverte", estime Vincent Beckers.

"On a notre offre de base, mais si Belfius ou d’autres partenaires établissent un contrat avec une autre société, on va digitaliser le service, l’incorporer dans l’application mobile pour être sûr que l’utilisateur a vraiment un accès à toute la gamme de mobilité via un accès unique. Nos partenaires ont ainsi la possibilité de se différencier sur le marché avec leur offre propre à travers Olympus", détaille Koen Van De Putte.

Facture unique

Olympus veut en tout cas garantir la simplicité. Le client recevra une seule facture et ne devra pas gérer différents types de factures pour le tram, les voitures partagées, les tickets de train, de bus. "La tarification est simple. Vous achetez des tickets. On ne facture qu’en fonction de l’utilisation réelle et il ne faut rien préfinancer. Il y a juste un fee pour l’utilisation de l’application", souligne le patron de Belfius Auto Lease.

©rv

Dans le meilleur des mondes, tous les services passeraient d’ailleurs uniquement via l’application sur smartphone. En pratique, toute une série de services passeront encore via la carte Mobib.

Chez Olympus, on explique en tout cas qu’une vingtaine d’entreprises ont pris le train en marche dès le début. Les sociétés de leasing sont de leur côté en discussion avec des grands comptes comme les sociétés de consultance.

Chez Belfius Auto Lease, on estime que le service ne va pas se faire aux dépens du leasing classique de voitures, mais être complémentaire. Au passage, les sociétés de leasing espèrent aussi attirer des employés qui n’ont pas de voiture de société. "Cette plateforme peut très bien remplacer la gestion de notes de frais pour des déplacements qui seraient faits dans le cadre du travail. Il faut voir très large", conclut un Vincent Beckers.

Reste à voir si cette plateforme restera seule, alors que tous les constructeurs automobiles veulent également devenir fournisseurs de mobilité. Le groupe PSA a par exemple récemment dévoilé Free2Move qui veut aussi proposer la panoplie de tous les services de mobilité via une application unique.

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