Cinq quartiers bruxellois seront apaisés chaque année avec l'aide de la Région

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La Région bruxelloise lance les premiers contrats locaux de mobilité visant à pacifier les quartiers, ou "mailles", définis dans le nouveau plan de mobilité Good Move.

En avril, le précédent gouvernement bruxellois avait présenté à la presse son nouveau plan régional de mobilité baptisé "Good Move". Son ambition: généraliser la vitesse maximale de 30 km/h sur la majorité des voiries et diviser Bruxelles en une cinquantaine de quartiers à la circulation apaisée en reportant le trafic automobile de transit sur quelques grands axes structurants à 50km/h. Alors que les milliers de remarques et commentaires recueillis durant l’enquête publique relative à ce plan sont toujours en cours d’analyse, la nouvelle ministre régionale Elke Van den Brandt (Groen) et son administration, Bruxelles Mobilité, avancent déjà dans la mise en œuvre très concrète de celui-ci.

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La Région bruxelloise n’étant pas compétente pour l’aménagement des voiries locales, comment faire pour que les 19 communes s’inscrivent dans sa stratégie? Une partie de la réponse se trouvait déjà dans l’accord de majorité du gouvernement Vervoort III. On pouvait y lire que la Région concentrera l’ensemble des mécanismes de subsidiation dans un seul contrat local de mobilité conclu entre la Région et chacune des communes pour ses politiques de mobilité et sécurité routière, et qu’elle n’accordera le financement des projets concrets qu’à la condition qu’ils s’inscrivent dans les objectifs régionaux.

400.000
Le gouvernement bruxellois prévoit un budget de 400.000 euros en 2020 pour financer les cinq premières études de mobilité multimodale.

L’appel à projet pour cinq premières "mailles apaisées" a été lancé hier par la Région. Plus les ambitions affichées concernant l’organisation du trafic et l’évolution de l’espace public seront proches de la vision régionale, plus les communes auront une chance de bénéficier des fameux contrats locaux de mobilité. Certaines mailles (zones de 1 à 2,5 km de diamètre, définies par des voiries structurantes) sont aussi prioritaires en raison du grand nombre d’interventions jugées nécessaires pour y apaiser le trafic. Les projets lauréats seront connus en janvier et les premières phases d’étude débuteront en juin. Entièrement financée par la Région, l’étude de mobilité multimodale permettra de définir le programme d’intervention et les budgets. L’objectif est ensuite de réaliser l’essentiel du programme endéans les cinq ans, même si la durée peut dépendre de l’ampleur des travaux. Qui paie quoi? La Région financera les interventions situées sur des voiries régionales mais subsidiera aussi des projets sur des réseaux piétons, vélo et transports en commun d’intérêt régional situés sur des voiries communales.

Au rythme de cinq contrats locaux de mobilité attribués chaque année, la Région bruxelloise entend pacifier la totalité de ses quartiers résidentiels d’ici une dizaine d’années. En 2020, un budget de 400.000€ est prévu pour les cinq premières études de mobilité multimodale.



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