Le billet de transport unique reporté aux calendes grecques

©Cabinet Pascal Smet Kabinet

Elle avait été annoncée comme imminente, mais la concrétisation du projet de billet de transport unique dans la zone métropolitaine bruxelloise se heurte à l'absence de gouvernement de plein exercice et à des désaccords entre opérateurs.

Le projet de billet unique entre les opérateurs de transport public - Stib, TEC, De lijn et SNCB - était prêt, mais il ne pourra pas aboutir pour la rentrée, écrit La Libre ce vendredi.

Il faudra attendre... la formation des nouveaux gouvernements (flamands, wallons et fédéraux), affaires courantes oblige. Au mieux. 

Pour rappel, ce billet unique permettant de voyager avec l'ensemble des opérateurs dans la capitale et en périphérie avait été annoncé en janvier par la SNCB. Il est censé couvrir une zone de 11,5 kilomètres autour de la Grand-Place de Bruxelles, englobant les communes de la première couronne (Rhose-Saint-Genèse, Linkebeek, Beersel, Wezembeek-Oppem, Wemmel, Grimbergen, Machelen, Meise, Merchtem, Dilbeek, Steenokkerzeel, Vilvorde, Hoeilaert et Zaventem, aéroport non inclus).

Objectif: pousser les navetteurs à délaisser leur véhicule pour se rendre à Bruxelles. Car ces derniers n'auraient plus à payer plusieurs abonnements.

A qui les recettes?

Jean-Pierre Hansen, responsable RER à la SNCB, avait précisé que le projet devait être avalisé par le Comité exécutif des ministres de la Mobilité (CEMM) quelques jours plus tard. Selon La Libre, il n'en fut rien. Aucun CEMM n'a pu être organisé avant les élections. Le projet est donc reporté aux calendes grecques.

En réalité, le dossier se heurte à des difficultés politiques depuis 2006. Les décisions reviennent au CEMM, puis le CEMM ne décide rien en raison de divergences régionales et des obstacles institutionnels. Les quatre opérateurs auraient aussi du mal à s'accorder. La tarification et la manière de répartir les recettes engendrées par ce billet unique sont au coeur des difficultés.

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