Le vélo partagé en Chine est victime de son succès

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Certains usagers, au mépris des règles, laissent leur vélo au milieu des trottoirs, des pistes cyclables, les détériorent, voire les rapportent chez eux... histoire de l'avoir à portée de main. Les autorités veulent mettre un point final à ce chaos.

Étonnant. La Chine, pourtant très (trop?) portée sur l’automobile, connaît depuis l’année dernière un véritable boom du "vélopartage", avec un effet pervers: ces bicyclettes, qui peuvent être louées et laissées n’importe où, pullulent au point de gêner la circulation des automobiles comme des piétons.

Un chaos auquel les autorités veulent mettre fin. Les idées ne manquent pas, de la réduction du nombre de vélos à l’interdiction pure et simple de chevaucher ces montures pour les personnes trop grandes, trop petites, trop jeunes (enfants)…

0,07€
Le tarif pour utiliser un vélo partagé pendant une demi-heure en Chine.

À l’inverse des systèmes de location dans des villes comme Bruxelles, Paris ou New York, les vélos partagés peuvent en Chine se louer de (presque) n’importe où à (presque) n’importe où. Un simple smartphone suffit pour scanner un QR code collé sur le vélo, action qui débloque son cadenas. Il n’y a plus qu’à enfourcher le deux-roues pour la modique somme de 0,5 yuan (0,07 euro) la demi-heure.

Le concept, ultra-simple, a relancé le vélo en Chine, où il était le principal moyen de locomotion jusque dans les années 1970 avant d’être supplanté par la voiture, symbole d’élévation sociale. Problème: les automobiles sont aujourd’hui omniprésentes et l’afflux massif de vélos partagés n’arrange évidemment rien et entraîne une belle pagaille.

Selon le Centre de recherche chinois sur le commerce électronique, la Chine comptait l’an dernier 16,9 millions d’utilisateurs de vélos partagés, un chiffre qui devrait atteindre les 50 millions à la fin de cette année.

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