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Les taximens ont manifesté à Bruxelles: "Pas de place pour Uber"

Environ 650 taxis se sont mobilisés ce mardi dans Bruxelles.
  • 19 PV pour des chauffeurs qui prolongeaient les blocages

    La police a dressé 19 procès-verbaux ce mardi en fin d'après-midi pour des chauffeurs de taxis qui maintenaient des blocages sur la petite ceinture au niveau de Trône et de la porte de Hal.

    Fernando Redondo, président de l'association belge des chauffeurs limousine, indique qu'une dizaine de ses membres ont été importunés par des manifestants, qui leur ont lancé des oeufs ou qui les ont bloqués.

    La porte-parole de la police ajoute qu'en fin de manifestation, les policiers ont encerclé le rond-point Schuman pour éviter que des chauffeurs de taxis ne reviennent y mener des actions.

  • Le point de la fin de journée

    La police de Bruxelles-Capitale Ixelles demande en cette fin d'après-midi à tous les chauffeurs de taxi de rentrer chez eux et d'ainsi lever les barrages dans les rues de la ville. "Il est temps de rentrer à la maison", a déclaré la porte-parole de la police Ilse Van de Keere.

    • Au total, 94 taxis ont été verbalisés par la police. La police a procédé à quelques arrestations de chauffeurs de taxis à hauteur du rond-point Schuman.
    • "La discussion avec le ministre-président Vervoort a été positive et j'entends qu'il est peu probable que le plan taxi du ministre Smet vienne sous sa forme actuelle. Il y a encore peu de soutien au plan", a déclaré Pierre Steenberghen, secrétaire général de la fédération de taxi GTL. "Le ministre-président a laissé entendre qu'il fallait encore y réfléchir et qu'une meilleure analyse était nécessaire", a expliqué Steenberghen.
    • Toutes les lignes ont été rétablies à la Stib, tandis que les automobilistes ne sont plus confrontés qu'aux embouteillages habituels de l'heure de pointe pour quitter la capitale.
  • Le blocage continue dans la capitale

    ©BELGA

  • "On ne fait pas le poids devant Uber"

    "On ne fait pas le poids devant Uber: on n'a pas une application aussi efficace, on ne peut pas mettre de publicité dans notre voiture, ceux qui prennent des chambres d'hôtel sur Trivago reçoivent un mail de la part d'Uber en leur proposant un taxi...", estime un chauffeur de taxi indépendant.

    "On ne peut pas diviser une tartelette en trente. Il n'y pas de place pour Uber sur le marché. Nous, on veut manger. On a des familles à nourrir".
    Un taximan
    .

  • 100
    chauffeurs verbalisés
    La police a dressé 94 procès-verbaux pour infractions au code de la route et entrave méchante à la circulation à l'occasion de l'action des taximen bruxellois sur et à proximité du ring de Bruxelles. Ces procès-verbaux ont notamment été réalisés sur base d'images prises par l'hélicoptère de la police fédérale. Sur les 94 procès-verbaux, 87 sont de nature administrative et 7 autres judiciaires.

    "Le droit de mener des actions est une réalité, mais il y a aussi un droit à la libre circulation pour ceux qui veulent travailler", a commenté le cabinet du ministre Jambon.

    "Ces droits doivent être soupesés de manière proportionnelle. Les services de police avaient reçu ordre d'agir contre les chauffeurs qui dépassent les bornes".

  • Le point sur les routes

    Ils sont quelque 650 taxis mobilisés dans Bruxelles et sur le ring extérieur, selon l'estimation de la police de Bruxelles-Ixelles, Ilse Van De Keere.

    Le point sur les routes à 16h45:

    → Sur le ring ne subsistait plus qu'un barrage routier à hauteur de la sortie 8 à Wemmel.

    → Des taxis occupent différents endroits de la petite ceinture: porte de Namur, Louise et Yser. La circulation est très difficile sur la petite ceinture.

     

    → Le tunnel Reyers en direction du centre est bloqué et on ne pouvait accéder au centre-ville que via Montgomery.

    → A la mi-journée, les chauffeurs de taxi ont pris la direction du quartier européen, ce qui rendait délicate la circulation dans cette zone.

    → Les lignes de bus 12 et 21 de la STIB sont limités à Maelbeek et la ligne 36 est déviée via 11 novembre vers Mérode, la ligne 60 est déviée via Jourdan vers Mérode, les lignes 59, 64 et 79 sont déviées via Maelbeek.

  • Premières arrestations à Schuman

    Vers 15h, la police a demandé aux taxis d'évacuer le rond-point Schuman. Mais, selon La Libre, il y aurait eu des désaccords entre la Febet (la Fédération belge des taxis) et d'autres fédérations. "Le porte-parole et secrétaire général de la Febet, Sam Bouchal, avait appelé à la dispersion, alors que des associations de taxis européennes, qui ont fait le déplacement pour manifester, estimaient que l'action ne devait pas être clôturée si rapidement", indique le journal.

    Quarante-cinq minutes plus tard, les différentes associations ont obtempéré et ont dégagé le rond-point. La police a tout de même procédé à quelques arrestations de chauffeurs de taxis.

  • Le SNI veut un traitement identique entre l'économie partagée et l'économie classique

    Le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI), dit "comprendre les actions des taxis", mais il ne doute pas qu’"une entreprise comme Uber puisse offrir de la plus-value". Le syndicat appelle donc à un traitement identique de l’économie partagée et de l’économie classique.  

    "Tous les acteurs, nouveaux et classiques, doivent être traités de la même manière, sinon on ouvre grand la porte à la concurrence déloyale et des actions comme aujourd’hui."
    Christine Mattheeuws
    Présidente du SNI


    Le SNI défend sa position exemple à l'appui:"Prenons le projet de loi concernant les revenus défiscalisés: un entrepreneur actif dans l’économie collaborative pourra gagner jusqu’à 6000 euros par an qui  seront défiscalisés. Cela engendra inéluctablement de la concurrence déloyale par rapport aux entrepreneurs actifs dans le même secteur, mais ne  travaillant pas via une  plateforme de l’économie collaborative et cela risquera également de provoquer des actions de contestation, comme dans le secteur des taxis aujourd’hui."

  • Smet ne prend pas ses responsabilités

    Le silence de Pascal Smet (sp.a) en cette journée d'action irrite de plus en plus la majorité bruxelloise. Ses partenaires affirment ainsi qu'il "ne prend pas ses responsabilités". C'est donc au final Rudi Vervoort (PS) qui a reçu ce matin une délégation de taximen.

    "J'ai écouté avec attention les préoccupations et la colère exprimée aujourd'hui et j'y suis sensible. Nous devons rétablir un climat de confiance qui respecte les règles actuelles et qui permette d'aboutir à une réforme nécessaire pour la pérennité de l'emploi de ce secteur à Bruxelles."
    Rudi Vervoort
    Ministre-président bruxellois

    Interrogé sur les ondes de la RTBF, Rudy Vervoort, ministre-président PS, indiquait qu'il était temps de remettre l'ouvrage sur le métier. "Le conseil économique et social a émis un avis négatif", rappelle-t-il. Il dénonce aussi l'absence de contacts entre le ministre de la Mobilité et les partenaires sociaux. "J'ai demandé que ce projet approuvé en première lecture par le gouvernement soit soumis dans un processus de concertation avec les interlocuteurs sociaux et le secteur des taxis. Ce n'est pas le ressenti du secteur."

    De son côté, le ministre du Transport Pascal Smet n'a donc pas souhaité faire de commentaires. Son cabinet a répété que "chaque étape" dans le dossier de la réforme "a été validée par l'ensemble du gouvernement".

  • En images

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  • Quelques chauffeurs utilisant la plate-forme Uber ont été mis à l'arrêt par des chauffeurs de taxi, notamment trois devant l'ambassade américaine sur la petite ceinture, a indiqué Sam Bouchal, porte-parole de la FeBeT. La police surveille la situation de près.

    Des taxis se rassemblent désormais dans le quartier européen.

     Quant aux perturbations, la police fédérale relevait vers 11h00 qu'une colonne ralentissait encore l'E40 au niveau de Krainem en direction de Bruxelles. Une autre était également active sur le ring au niveau de Grand-Bigard. 

    À Bruxelles, la petite ceinture et la rue Belliard restent bloquées.

    À la Stib?

    Le porte-parole de la Stib explique que seules les lignes de bus ont été impactées.

    • Les bus 27 ont été déviés sur l'itinéraire de la ligne 80
    • Les bus 60 et 79 sont déviés via Maelbeek 
    • Les lignes 12, 21, 36 et 64 sont limitées à Maelbeek
    • Les trams et les métros circulent normalement.

     

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  • "Smet a fait une erreur en prenant position pour Uber"

    Les taximen appellent le gouvernement bruxellois à trouver une solution face à l'ubérisation de la profession. Alors que le contact ne se fait pas avec Pascal Smet, Sam Bouchal, porte-parole de la Fédération belge des taxis (FeBeT) demande à Rudy Vervoort, ministre président de négocier avec le secteur.

    Mais la majorité semble se lézarder sur la question. 

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    Au micro de Martin Buxant sur Bel RTL, Didier Gosuin, ministre bruxellois de l'Économie regrette la prise de position de son collègue de la Mobilité. "Prendre position pour Uber, c'était l'erreur de départ qui gangrène aujourd'hui toute la négociation. On lui avait dit à l'époque."

    Didier Gosuin affirme que pour l'heure, c'est toute Europe qui reste muette face à Uber, qui échappe ainsi à toute fiscalisation. "C'est ce que nous tentons de régler en région bruxelloise. Uber, c'est une société américaine de plusieurs milliards  de dollars qui se moque des règles.(...) Ce sont des cow-boys qui veulent déstructurer le réseau de taxis. À cet égard je comprends le combat!"

    Les taximen bruxellois considèrent que le plan taxi, concocté par Pascal Smet, légitime la présence d'Uber. Ce plan permet en effet aux chauffeurs d'Uber d'obtenir une licence de conduite. Dans le chef des taxis, il  y a là une concurrence déloyale.

    "L'application Uber est un petit bijou, mais l'innovation doit être porteuse de progrès social et ne vaut que si elle profite à tous. Sinon, ce n'est pas une innovation, mais une régression," explique Sam Bouchal.

    Didier Gosuin se dit toutefois étonné de ce mouvement de grogne. Il rappelle qu'un avis a été demandé au Conseil économique et social qui est très critique face au projet de plan de Pascal Smet. Ce conseil insiste pour mener une étude socio-économique en la matière pour voir comment doit évoluer ce secteur.

    Le ministre soutient-il dès lors encore son collègue socialiste flamand? À la question, il répond que ce n'est pas la majorité francophone qui peut démettre un ministre flamand. "Je suis très clair. Je dis qu'il ne faut pas s'entêter et continuer à aller au conflit. Il faut faire cette étude et mettre les problèmes à plat."

    Quant à l'impact sur l'économie bruxelloise, Gosuin déplore l'action qui n'est bonne ni pour l'image de Bruxelles ni pour celle des taxis bruxellois. "Ils se tuent en pratiquant ce genre de manifestation. Au terme de cette journée, si le chaos est ce qu'il est, cela va se retourner contre eux, et donc contre des emplois et des salariés."

    Notre journaliste Martin Buxant indique qu'il avait invité Pascal Smet ce matin sur Bel RTL. Ce dernier a décliné indiquant ne pas "vouloir jeter de l'huile sur le feu."

  • Pourquoi une telle grogne?

    La manifestation est officiellement dirigée contre la plateforme Uber, accusée de fausser le marché de manière déloyale, et plus largement sur l’ubérisation du marché du travail. Elle est également, voire surtout, organisée contre le projet d’ordonnance dont Pascal Smet qui a obtenu l’approbation par le gouvernement bruxellois il y a quelques semaines.


  • Bonjour à toutes et à tous.

    Les perturbations ont déjà commencé dans Bruxelles. On attend un millier de taximen pour bloquer la capitale et ses entrées.

    Depuis 7h, quelque 300 taxis occupent deux bandes de circulation sur le ring nord-ouest de Bruxelles (E19).
    La police annonce d'importants embouteillages sur le ring à Halle.

     

    Ils sont aussi nombreux à quitter le plateau du Heysel, direction l'aéroport national.

    Un barrage filtrant est installé au Carrefour Leonard.

    Dans Bruxelles, l'avenue Charles Quint, point d'entrée vers les tunnels bruxellois, est à l'arrêt.  Certains tunnels sont fermés et les taximen ont mis le feu à des pneus sur les voies.

    Le trafic est dense sur la petite ceinture. 

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