Les tunnels bruxellois ont été fermés plus de 200 fois l'an dernier

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Sur les 6 premiers mois de 2017, l’administration a recensé 630 incidents dans les tunnels de la capitale. Les incidents techniques sont peu nombreux.

C’est une rengaine tristement banale pour les automobilistes qui font le choix de circuler en voiture dans la capitale. Hier encore, le tunnel Léopold II, plus long axe souterrain de Bruxelles, fermait ses portes durant toute la matinée, plongeant au passage le trafic bruxellois dans un chaos bien ordinaire. D’abord à cause d’un problème de ventilation, ensuite à cause de craintes relatives à un risque d’incendie. Peu après midi, l’incident était déclaré clos.

• Que se passe-t-il?

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A la suite de la "crise des tunnels" de janvier 2016 qui a révélé de sérieux problèmes d’entretien dans plusieurs souterrains, il serait tentant de croire à une résurgence de ce genre de problèmes. Les chiffres témoignent pourtant d’une certaine stabilité. Bruxelles Mobilité (BM), l’administration en charge du trafic à Bruxelles, a ainsi recensé 630 incidents dans des tunnels au cours des six premiers mois de l’année, soit 3,5 par jour en moyenne. Si une grande partie des problèmes est liée à des accidents (156) de la route ou à des pannes (373), on compte cependant 20 incidents techniques et 12 suspicions d’incendie.

"En moyenne, il faut estimer que 2 incidents recensés sur 10 entraînent une fermeture des tunnels", explique Camille Thiry, porte-parole de BM, précisant bien qu’il ne s’agit pas toujours de fermetures dans les deux sens de la circulation.

Peut-on vraiment parler de phénomène en augmentation?

En guise de comparaison, Bruxelles Mobilité comptabilisait en 2015 un total de 1098 incidents, dont 221 ayant mené à la fermeture d’un ou de plusieurs tunnels. En 2016, l’administration en recensait 1170, 209 d’entre eux ayant provoqué des fermetures temporaires d’un ou de plusieurs tunnels. Pour l’instant, 2017 semble donc se situer dans la tendance des années précédentes, avec une légère augmentation si la fréquence des incidents se poursuit à sa cadence actuelle.

Plus pointilleux

Il faut remonter à un peu plus loin pour constater des différences plus significatives. Ainsi, entre 2011 et 2014, les statistiques faisaient état d’entre 900 et 950 incidents par an. Pas vraiment de quoi parler d’un emballement des chiffres au cours des trois dernières années, donc, mais tout de même assez pour témoigner d’une hausse visible.

"En moyenne, on estime que 2 incidents sur 10 entraînent une fermeture des tunnels."
Camille Thiry
Porte-parole de Bruxelles Mobilité

Une augmentation que l’administration attribue plutôt à un changement des normes de détection et à un respect plus pointilleux des "conditions d’accès minimales" des tunnels qu’à une conséquence de leur inéluctable vieillissement. En 2015, en effet, des caméras de précision ont été installées dans les tunnels, tout comme des systèmes de fibres laser qui servent à mieux détecter les débuts d’incendies potentiels.

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