Un Belge sur deux prêt à échanger sa voiture contre un robot-taxi

©Daimler AG

Près d’un Belge sur deux (45%) serait prêt à échanger sa voiture contre un robot-taxi partagé si celui-ci s’avérait moins cher à l’utilisation.

C’est l’un des enseignements de la dernière étude sur la disruption dans le secteur automobile de Roland Berger, dont L’Echo a obtenu copie. Le consultant a sondé 13.000 personnes dans 13 pays. Il en ressort que 55% des sondés seraient prêts à ne plus acheter de voiture si une alternative de robot-taxi partagé meilleur marché existait. 45% des sondés en Europe de l’Ouest se disent prêts à utiliser ce type de services. En Chine, le ratio passe à 80%.

L’aube d’une révolution

Ce genre de statistiques prouve une nouvelle fois que le secteur automobile est à l’aube d’une révolution. C’est ce qu’analyse l’"Automotive disruption radar" de Roland Berger.

Depuis la précédente version de ce rapport, qui date de septembre dernier, le nombre de pays qui ont adopté une législation pour les tests publics de voitures autonomes est passé de 4 à 13. Dans le même temps, Waymo, la filiale de Google, a annoncé le lancement de son premier service de véhicules partagés autonomes pour ce printemps. General Motors a indiqué que ses premières voitures autonomes arriveront dès 2019. Il s’agit donc d’avancer assez vite en la matière. "La technologie ira plus vite que l’adaptation de la législation et que l’acceptation de la technologie par le public", prévient Anthony Santino, de chez Roland Berger.

L’Asie aux avant-postes

Pour la première fois, la Belgique a également été sondée dans cette étude de Roland Berger. Il ressort que notre pays est moins avancé que ses voisins en matière de technologie disruptive dans la mobilité. L’Asie (Chine, Singapour et la Corée du Sud) mène la danse, suivie de près par des pays comme les Pays-Bas ou la Suède. Notre pays est aussi devancé par les pays qui possèdent des constructeurs automobiles nationaux. Les USA, malgré la Californie, sont moins bien classés en raison notamment de leur mauvais réseau de bornes de recharge pour véhicules électriques.

Ce qui pénalise notre pays dans l’étude de Roland Berger, c’est qu’il est l’un des trois pays parmi les 13 analysés qui n’a pas de piste publique pour les tests en conditions réelles de voitures autonomes, même si un arrêté royal en ce sens a été signé. Aussi, notre pays paie une autre mauvaise statistique. 7 Belges sur 10 ont en effet répondu que pour plus de 40% de leurs trajets, ils n’avaient pas d’alternative à leur voiture personnelle.

35%
35% des sondés par Roland Berger en Belgique envisagent d’acheter un véhicule électrifié comme prochain véhicule.

La Belgique est par contre plutôt bien placée dans le véhicule hybride ou électrique. 35% des Belges envisagent d’ailleurs un véhicule électrifié comme prochain véhicule. L’intérêt pour l’achat en ligne de voiture reste limité en Belgique: à peine 10% des sondés le considèrent pour leur prochain achat. "C’est d’une part que l’offre est inexistante en Belgique et d’autre part qu’il y a une présence très marquée du réseau de distribution, qui reste un ancrage important dans le marché", analyse François Castelein, partner chez Roland Berger.

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